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Fauve ≠ : la force des mots d'une jeunesse désabusée

Par
Tony Tremblay

Travaillant sur plusieurs supports (musique, vidéos, photos, textes, web), les cinq membres qui forment la base du collectif ont créé Fauve ≠ avec le besoin commun et urgent de vider le trop-plein (personnel, social, émotif, amoureux) avec le moins de contraintes possible. Leur premier album, Vieux frères, partie 1, fait bel et bien la démonstration que la jeunesse dorée de France vit une période sombre. Fauve ≠  en fait son moteur de création et ça vient nous chercher aux tripes.

En très peu de temps, le collectif a atteint une fulgurante notoriété, remplissant des salles dans toute la France avant même d’avoir fait paraître son premier album, jouant la plupart du temps à guichets fermés. Ils sont les premiers artistes français à délibérément qualifier leur travail de « spoken word ». Leurs « chansons », entre pop et rock, entre poésie et slam, dans un style déclamé, décrivent la réalité désabusée d’une jeunesse en quête de valeurs, de repères, d’amour, de profondeur, d’espoir.

Proches parents des légendaires Toulousains de Diabologum qui ont marqué le rock français des années 90, cousins de Stromae pour la mélancolie et les textes recherchés, Fauve ≠ arrive à nous rentrer dedans tant l’authenticité, la vérité et l’urgence inhérentes aux morceaux de Vieux frères, partie 1 répondent à une certaine détresse urbaine occidentale. Le monde est pourri, mais la jeunesse a encore de l'espoir.

Rafraîchissant, vrai, Fauve ≠ communique avec brio une forme de révolte, de prise de conscience face au désabusement d’une jeunesse dorée, qui matériellement ne manque de rien, mais qui recherche désespérément l’espoir et l’amour en ce monde qui s’en va à vau-l’eau. Voilà une belle et émouvante réussite.