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PYPY : rites païens

Par
Tony Tremblay

Il y a quelque chose de débridé et de débordant chez PYPY : une énergie à la fois contagieuse et dérangeante. On sent qu’à chaque morceau, tout peut déraper, tout pourrait devenir désastreux, que la perte de contrôle pourrait être inévitable… Mais non, ça n’arrive pas : le contrôle, sur le fil du rasoir, est total. Le groupe fait le pari d’une base musicale improvisée qui casse tout sur son passage, de la baraque jusqu’à ce que « devrait être » la pop, le rock. Et ça marche, ça lève, ça court, ça donne envie de danser et de se défaire de toutes ses idées préconçues.

Si la force motrice de PYPY, c’est une certaine volonté d’expérimenter et d’improviser, le résultat final donne néanmoins une certaine impression surannée, très années 70, enfumée et approximative. Il y a un beau contraste dans ce qui est présenté ici, comme une rencontre entre le maintien d’une tradition et le désir urgent de faire table rase. Mais déjà comme auditeur, on n’a pas sitôt commencé à se poser ces questions, que ce disque d’à peine 31 minutes est déjà terminé…

Car ce qu’il faut surtout retenir de Pagan day, nouvel album de PYPY, c’est qu’on a envie d’en faire le centre d’un rituel païen qui consisterait à le réécouter, encore et encore, le volume à fond… Au diable, les voisins !

 

PYPY – Pagan day (Slovenly Recordings, 2014) est lancé le 11 février 2014.