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Un voyage dans l'espace avec Monogrenade

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Tony Tremblay

Le leader du groupe, Jean-Michel Pigeon, poète lunaire, auteur, compositeur, pianiste, guitariste et aussi réalisateur de l’album, nous y propose son univers musical éthéré et cohérent, surréaliste, avec ses chants vaporeux sur des envolées instrumentales rétro-futuristes qui ne sont pas sans rappeler Sébastien Tellier. Entre tendresse et étrangeté, Composite frappe dans le mille.

Avec ses riches arrangements, ses cordes planantes, entre pop, prog, électro et jusqu’à la musique de chambre, Composite développe lentement son envolée vers les astres, et on se laisse prendre au jeu, petit à petit. Le fantôme d’Érik Satie n’est jamais très loin…  Jamais trop pop ni trop électro, le dosage des « vieilles machines » (synthés analogiques, boîtes à rythmes vintages) et des autres instruments (piano, guitare, cor français, quatuor à cordes) réussit véritablement à créer un univers particulier, très beau, à la fois déroutant et envoûtant. Monogrenade ne nous avait pas habitués à autant d’expérimentation musicale… Et ça fonctionne.

Composite marque pour Monogrenade une évolution musicale importante. Le son du groupe se peaufine, se précise et on sent sur cet album qu’un langage plus personnel imprègne la signature des compositions de Pigeon. Composite marque également le début de plusieurs collaborations musicales importantes qui ne sont certainement pas étrangères à ce renouveau musical : Pietro Amato au cor français (The Bell Orchestre, Torngat, The Luyas, Arcade Fire), le quatuor à cordes Mommies on the run (Karkwa, Patrick Watson), sans parler d’un duo avec la chanteuse Marie-Pierre Arthur.

Voilà un disque surprenant, original et très réussi que nous propose le groupe montréalais. Composite, pour aller jusqu’à la lune.