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En mode estival, en mode festival...

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Stanley Péan

J’ai vu le trompettiste Tom Harrell en concert pour la première fois au théâtre Gesù, où son groupe et lui se produisaient en fin de soirée à l’occasion du Festival international de jazz de Montréal. À en juger par les commentaires chuchotés çà et là à propos de sa démarche et de sa posture de zombi, il était clair que la plupart des spectateurs ignoraient tout de ses troubles psychiques. Atteint de schizophrénie paranoïde, Harrell consomme quotidiennement de puissants médicaments qui lui confèrent cet air hagard, mais sans lesquels il ne serait pas fonctionnel. En dépit de sa condition, il a su au fil du dernier demi-siècle s’imposer comme un musicien majeur, tant par son travail de leader que par ses collaborations avec Phil Woods, Joe Lovano, Bill Evans, Jacky Terrasson et tant d’autres. À l’occasion de son 68e anniversaire de naissance, je vous proposerai ce soir un portrait de ce jazzman exceptionnel.

En février dernier, j’étais tout excité à l’idée de revoir et de réentendre Gregory Porter, lauréat du Grammy du disque de jazz vocal de l’année pour Liquid spirit (Blue note), qui devait chanter au Palais Montcalm de Québec. Comble de déveine, en raison d’une redoutable tempête de neige, le concert avait été annulé et reporté à une date ultérieure, en l’occurrence jeudi 19 juin. En prévision du retour en sol québécois de ce grand homme du jazz soul, je vous ai concocté une nouvelle émission autour de lui et de quelques autres chanteurs contemporains à la voix magique, dont José James, Mario Biondi, Kurt Elling et Kevin Mahogany.

De toutes les merveilleuses chansons que nous ont offertes le tandem formé par le compositeur Richard Rodgers et le parolier Lorenz Hart, Where or when (issue de la comédie musicale Babes in arms, 1937) demeure pour moi à la fois l’une des plus envoûtantes et l’une des plus énigmatiques. Cette évocation du sentiment de déjà vu m’a inspiré pour l’émission de mercredi de vagues méditations sur le lieu et l’heure, illustrées par des artistes tels que Denzal Sinclaire, Dexter Gordon, Billie Holiday, Nat King Cole, Seth MacFarlane, etc.

Jeudi, comme de coutume, je braquerai les projecteurs de l’émission sur l’actualité du jazz sur scène et sur disque, avec mes suggestions de sorties jazz pour les prochains jours et mes récents disques d’émoi. J’aurai entre autres le plaisir de vous faire entendre le nouvel album du trompettiste Ambrose Akinmusire (The imagined savior is easier to paint, Blue note), celui de la chanteuse Annik Tangorra (Springtime, Frémeaux et associés). Et ma collègue Barbara Secours sera de la partie pour nous parler de la harpiste et chanteuse brésilienne Cristina Braga (Samba, jazz and love, Enja).

Enfin, vendredi, dans une humeur résolument festive, nous célébrerons le solstice d’été avec des chansons et des musiques de circonstances, tout en jetant un coup d’œil intéressé à l’agenda de la pianiste Emie R. Roussel, notre Révélation Radio-Canada jazz pour la saison actuelle, ainsi qu’à ceux de ses prédécesseurs des six dernières années.