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Christos Hatzis : le Canadien qui fait aimer la musique contemporaine

Par
Frédéric Cardin

De Fukushima à Hollywood

Le premier des deux concertos s’intitule Departures et il est écrit pour flûte et cordes. Chacun des trois mouvements de l’œuvre s’inspire d’une personne proche disparue, sauf Progress blues, qui est un commentaire sur le tsunami suivi de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011, au Japon. La musique de Departures est accessible et mélodique, presque hollywoodienne. C’est beau, mais assez cosmétique. 

Le véritable morceau de choix, c’est le deuxième concerto de l’album, celui intitulé « Overscript ». Il s’agit d’un tortillage habile et original du Concerto pour flûte BWV 1056 de Bach, lui-même un arrangement de son Concerto pour clavier no 5. On reconnaît très bien les mélodies d’origine, mais Hatzis les déforme, leur fait faire des boucles, étire certains passages, décale certains rythmes et ponctue l’ensemble de dissonances qui servent et « pimentent » le discours de base.

Pour l’auditeur peu habitué à la musique contemporaine, la musique de Hatzis n’aura rien « d’expérimental », mais constituera plutôt une porte d’entrée éminemment agréable à la musique classique d’aujourd’hui, peu importe la valeur inégale des œuvres en présence.

 

Christos Hatzis discute de la création nord-américaine de son concerto Departures au Mexique en 2012 (en anglais) :

  

Frédéric Cardin