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Raggleela : l’Inde au Québec

Par
Ralph Boncy

On dit que dans la musique indienne, tout se calcule sur des séquences rythmiques très complexes, presque toujours variables, de six ou de sept. C’est peut-être pour cela que le deuxième disque du groupe instrumental Ragleela s’est fait attendre sept ans… Et pourquoi aussi il emprunte son titre à un cycle rythmique de 14 temps, le raga deepchandi, joué ici à la manière d’un blues. On a de la suite dans les idées, non?

D’ailleurs, dans la pièce Calcutta groove, c’est plutôt une partition rythmique accélérée de six temps empruntée à la musique du folklore (et non classique) de l’Inde du Nord qui soutient une mélodie traditionnelle baûl (des ménestrels mystiques du Bangladesh). Et tout ça, ça s’passe, quelque part dans l’espace… québécois! Plus précisément au studio Frisson, dans le périmètre d’Outremont. Avec une réalisation irréprochable signée Michel Pépin, secondé par deux des musiciens : Jean-Marc Hébert et le leader du groupe, Uwe Neumann.

Tabla, guitare courge, contrebasse et sitar très en évidence, voici une musique qui négocie harmonieusement avec le silence et s’exprime en toute liberté. Une musique aux larges horizons « du Bengale à la Perse et au-delà », précise la notice dans la pochette, avant de conclure : « Bon voyage dans notre univers musical! » Ce à quoi on a envie d’ajouter : « Et surtout, laissez votre ceinture détachée! »

En résumé, une musique inspirée et trippante qui n’est pas sans rappeler le défunt groupe Oregon, charmeur de tous les hippies et intellos du Québec dans les années 1970 avec des héros « granos » comme Ralph Towner, Paul Mc Candless et le regretté percussionniste Colin Walcott, fauché dans un accident en 1984.

Ragleela lui, est bien vivant et donne dans l’intemporel.

Calcutta groove

Chanson

Audio