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Pierre Lapointe nous raconte son premier Olympia

Par
Monique Giroux

Écoutez l'entretien de Pierre Lapointe au lendemain de son premier Olympia de Paris :

 

Monique Giroux était à Paris hier pour le premier Olympia de Pierre Lapointe. Voici ses impressions en cette journée importante pour le chanteur québécois.

Dans quelques heures, Pierre Lapointe foulera pour la première fois la scène mythique de l'Olympia.

En me réveillant ce matin, j'ai eu une pensée pour lui. Nous sommes dans la même ville, Paris, grise et humide en janvier, mais diable que nous ne sommes pas dans la même posture, ni dans le même état. Du moins, je le présume. Pour un artiste de la chanson, « faire l'Olympia », c'est marcher dans les pas de Piaf, de Brel, de Bécaud, des Beatles et de combien d'autres qui ont donné ses lettres de noblesse à ce lieu phare de la musique. Tant d'émotions y ont été vécues, tant d'applaudissements y ont retenti.

La semaine dernière, Pierre disait commencer à ressentir un certain trac, qui lui venait en fait des commentaires de ceux qu'ils croisaient et qui lui rappelaient l'importance d'un passage dans la salle du boulevard des Capucines. De quel grand pied s'est-il levé ce matin? Du bon, sans doute, parce que sans être une consécration ou un achèvement, ce jour, ce soir, le spectacle de ce soir, il s'en souviendra comme on se souvient de toutes les premières fois. Sa famille est là, ses amis sont là et quelques admirateurs du Québec ont fait le voyage pour vivre avec lui ce Punkt olympien.

Avoir son nom sur la marquise de l'Olympia en grosses lettres rouges qui brillent, là où l’on a déjà lu « Barbara », doit lui faire doux, à ce Pierre, qui sous ses dehors assurés et pour certains arrogants, est comme nous tous, quelque soit notre métier et notre vie. Il sait le chemin parcouru, il sait encore ses rêves d'ado, ses envies de vie et ses sommets à gravir... ou gravis.

Je ne vous cacherai pas ma fierté de voir Pierre Lapointe, ce soir, à l'Olympia de Paris. J'aurais fait la traversée à la rame. Ce soir, je me souviendrai moi aussi de nos pas, de ses scènes, et de la première fois où je l'ai vu arriver pieds nus, en complet-veston, sur la minuscule scène de la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts, ainsi nommée depuis peu.

Comme quoi le sable file au sablier comme les notes au vent. On ne sait pas toujours où elles nous mèneront.

Mes collègues de l'émission humoristique d’ICI Première À la semaine prochaine, qui s'amusent en me parodiant, parisienne d'adoption causant sans cesse de Pierre Lapointe, vont devoir changer de registre, parce que ma réalité dépasse désormais leur fiction.

J'ai une bonne pensée pour eux, aujourd'hui, et lèverai mon verre de bulles à leur santé ce soir, après le spectacle.

Monique Giroux