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Mozart et Karina Gauvin : le septième ciel et plus encore

Par
Frédéric Cardin

C’est la soprano Karina Gauvin qui s’exprime ainsi à propos de la musique de Mozart, dont elle est certainement l’une des grandes interprètes actuelle dans le monde, même si elle ne l’a pas souvent enregistrée. Et si elle se sent envahie par des impressions célestes, imaginez le bonheur qui nous submerge, nous qui n’avons qu’à relaxer et jouir de la douce brise que l’album Mozart : opera and concert arias adresse à notre sensibilité auditive.

La voix leste de Karina

Remarquez à quel point la voix de la soprano québécoise est d’une extraordinaire souplesse : les liaisons se font avec une fluidité ahurissante et les respirations s’insèrent naturellement, sans jamais briser le souffle ni l’élan de la phrase musicale. Et puis ce vibrato léger, toujours utilisé à bon escient, qui ne s’appuie pas sur un coffre trop large et qui donne à certaines chanteuses un son « caverneux ». Ici, rien que de la lumière. Normal : avec Mozart, on regarde vers l’azur et non vers l’abîme.

 

Séance d’enregistrement de l’album Mozart : opera and concert arias :

Ravissement

Ça fait peut-être un peu convenu et même « kétaine » de le dire comme cela, mais c’est indéniablement juste : Karina Gauvin qui chante Mozart, avec les Violons du Roy et Bernard Labadie, c’est du ravissement à l’état pur. Qui plus est, les extraits de La flûte enchantée, Cosi fan tutte, La clemenza di Tito ou Le nozze de Figaro, sont tous irrésistibles. Mozart, que voulez-vous.

Le septième ciel, et plus

Il y a apparemment sept ciels (le septième n’est-il pas annoncé comme le suprême dans le langage populaire?), mais je me dis que pour Karina Gauvin et l’effet qu’elle a sur nous, il faudra bien ajouter quelques étages.