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Pablo Heras-Casado : un chef en Ferrari

Par
Frédéric Cardin

Deux facettes, un seul chef

Heras-Casado ressemble à Nézet-Séguin, Pas seulement à cause de son âge mais surtout en ce qui a trait à sa façon de diriger un orchestre. Il sautille sur le podium et s’investit totalement dans chaque phrase musicale. Il marie également deux facettes très différentes de la musique d’orchestre : la nervosité rythmique et la légèreté des textures orchestrales héritées du mouvement baroqueux avec la somptuosité et l’ampleur sonore du grand orchestre romantique. En ce sens, il est une sorte de nouveau George Szell, un chef visionnaire qui réalisait déjà ce type d’équilibre précaire dans les années 1950 et 1960, bien avant la mode actuelle.

 

Pablo Heras-Casado parle de sa vision de la direction d’orchestre (anglais) :

 

Petite sœur de la Neuvième

La deuxième symphonie de Mendelssohn, aussi appelée Chant de louange parce que le texte utilisé dans le chœur final est extrait en partie de la Bible, est une symphonie qui dégage beaucoup de force, à l’image de sa grande sœur, la Neuvième de Beethoven. Cela dit, on reconnaît quand même la plume plus aérée de Mendelssohn avec ses mélodies extrêmement fluides et chantantes, souvent moins « musclées », ou même tonitruantes, que celles de Beethoven.

En fin de compte, cette façon de manier un grand orchestre est un tour de force : c’est comme si Pablo Heras-Casado, tout comme Yannick Nézet-Séguin et Gustavo Dudamel à leur manière, réussissait à manœuvrer un porte-avions avec l’agilité d’une Ferrari.