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Edgar Moreau : le jongleur du violoncelle

Par
Frédéric Cardin

Comme au Cirque du Soleil

Dès l’entrée de jeu, j’ai été renversé par sa lecture fluide et remarquablement aisée, mais aussi très humaine et chantante malgré l’époustouflante virtuosité, du fameux Csardas de Monti. Cette pièce est déjà réputée difficile pour le violon, son instrument d’origine, ce qui donne une idée du caractère quasi-suicidaire qu’elle représente pour le violoncelle. Moreau jongle avec elle comme un artiste du Cirque du Soleil avec quelques balles légères.

Beauté ressassée

Le reste du programme continue de plaire, mais avec généralement moins d’esbroufe. Moreau démontre une immense sensibilité dans des canons du répertoire tels le Salut d’amour d’Elgar, l’Élégie de Fauré ou l’Ave Maria de Schubert. On peut regretter le caractère convenu et même trop ressassé du choix de pièces, mais le jeune homme joue bien, très bien même. On se laisse séduire.

Parcours impressionnant

Edgar Moreau a remporté le prix des jeunes solistes RFP (radios publiques francophones) en 2012. À 15 ans, il a remporté le Prix du jeune soliste au Concours Rostropovitch et à 17 ans, le deuxième prix du Concours international Tchaïkovski. Puis, en 2013, il a gagné le prix "Révélation soliste instrumental de l'année" aux Victoires de la musique classique.

On a souvent entendu cette conclusion, mais puisqu’elle est manifestement appropriée, permettez-moi de l’utiliser : vous n’avez pas fini d’entendre parler de ce jeune homme!