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Christina Petrowska Quilico : autel de Glass

Par
Frédéric Cardin

L’une de ses compositrices fétiches est sa compatriote Ann Southam et l’album Glass houses vol.2 témoigne ainsi d’un amour double : celui de Quilico pour la musique de Southam et, incidemment, celui de Southam pour le compositeur américain Philip Glassde qui la musique jouée ici s’inspire largement.

Un tourbillon de derviches tourneurs

Quilico affirme que dans les études de la série Glass houses d’Ann Southam, les doigts de l’interprète deviennent quasiment des derviches tourneurs. Je veux bien la croire. Le tourbillon de notes de ces pièces induit une sorte de transe obsédante qui n’a rien de déplaisant. Imaginez un tourbillon de formes abstraites en constante métamorphose, ondoyantes et colorées, sur un écran d’ordinateur. Imaginez maintenant une musique jouée au piano et parfaitement adaptée à ce tourbillon.

C’est moderne et accrocheur. D’ailleurs, le volume 1 de la série Glass houses a été le meilleur vendeur à vie de l’étiquette Centrediscs, une maison consacrée à la musique contemporaine canadienne.

 

Christina Petrowska Quilico joue Glass house no 12 d’Ann Southam :

L’offrande musicale

La musique répétitive et pulsative de Glass est célébrée ici avec un éclat chatoyant, tant par la créatrice que par l’interprète. Ce disque est une offrande musicale respectueuse et lumineuse d’une pianiste à une amie compositrice, et de cette amie à un grand mentor contemporain.