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L’improvisation musicale selon François Dompierre et Bruno Fontaine

Par
François Dompierre

Grande chanson française, standard de jazz, thème classique célèbre, musique de film… Rien ne résistait à l’imagination de nos deux musiciens!

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Les détours de l'improvisation (émission spéciale)

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L'improvisation musicale : petit rappel historique

Depuis toujours, la musique est liée à l’improvisation et à la transmission orale.

Ce sont les moines à l’âge d’or du grégorien qui, s’inspirant des mathématiciens grecs, ont codifié la musique afin de la transcrire. Mais le commun des mortels a continué à en faire en l’improvisant la plupart du temps.

Du 16e au 18e siècle, être musicien c’était être instrumentiste, compositeur, chef d’orchestre et surtout improvisateur : on pense par exemple à Buxtehude, Bach, Haendel, Telemann et Mozart.

Peu à peu au 19e siècle (sauf à l’église, qui était le royaume des organistes), l’art de l’improvisation disparaît faisant place à la musique écrite.

Ce n’est qu’avec l’apparition du jazz, au début du 20e siècle, que cette forme d’expression a retrouvé ses lettres de noblesse. Depuis, plusieurs grands professionnels ont renoué avec l’art musical de l’improvisation et cela, tous styles confondus.

 

Plusieurs qualités sont requises pour improviser :

  • Avoir une connaissance des principaux styles musicaux actuels et passés;
  • Faire preuve d’imagination;
  • Savoir raconter une histoire;
  • Posséder un sens spontané de la forme;
  • Et avoir de l’humour, être un peu imposteur! Bref, ne pas se prendre trop au sérieux

 

Mon expérience personnelle

Je suis devenu improvisateur par… paresse. Comme j’avais une bonne oreille et que j’écoutais beaucoup de musique, j’essayais de la reproduire de mémoire sans prendre la peine d’apprendre à la lire. Comme je n’arrivais pas à jouer cette musique exactement, j’en inventais des bouts. De fil en aiguille, je suis devenu un faussaire de la musique, m’amusant à improviser des mélodies, des harmonisations dans le style des grands compositeurs que je connaissais. Et peu à peu, le style se raffinant, j’ai commencé à noter ce que j’improvisais, à donner une forme à cette musique. Dès l’âge de 12 ans, j’étais un petit compositeur en herbe, mais je suis demeuré toute ma vie un improvisateur jusqu’à donner un jour, lors de mes études académiques, un concert complet avec des pastiches de Mozart, Bach, Chopin, Debussy, etc. De jolis mensonges!