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Les satellites de Chloé Lacasse

Par
Claudia Beaumont

Quelques notes de cymbalum en ouverture et puis ça y est, le ton est donné. Lunes est un doux mélange de songes et de sons des bois, que la gagnante des Francouvertes 2011 (devant Karim Ouellet et Canailles), Chloé Lacasse, a captés à des centaines de kilomètres au sud du Stade olympique. C’est zen, un brin revendicateur et bien charnu.

Voix, cordes et frissons
C’est donc au beau milieu des bois que Chloé Lacasse a créé Lunes, en compagnie de ses complices Vincent Carré (batterie), Marc-André Landry (basse) et Antoine Gratton à la réalisation. Mais ici, exode urbain ne rime pas nécessairement avec simplicité volontaire : Fender Rhodes, trombone, autoharpe, quatuor à cordes (Orphée) ainsi qu’une bonne section rythmique forment l’essentiel du vaisseau musical.

Contrairement au premier album homonyme (2011), qui regorge d’influences pop britanniques et de synthés qui font sautiller, Lunes est né d'une approche plus détendue et contemplative. Cela se traduit par une douzaine de soliloques sur l’humain et ses travers, enveloppés de textures brumeuses, de cascades de cordes et d’envolées de piano signées Antoine Gratton. C’est planant, intrigant… et parfois déroutant. Mais qu’importe. On n’a qu’à se laisser porter par ce joli repère qu’est la voix de Chloé, qui rappelle parfois celles de Caracol et d’Olivia Merilahti (The Dø).

La musique, peut-être davantage que les mots, est le canal de prédilection de Chloé. Les compositions sont imagées, et elles évoquent autant le désir de liberté (Renverser la vapeur) que la chute tragique d’un amour (Un oiseau dans la vitre) et la peur (Reste là). En gros, une bulle d’émotions qui s'adresse aussi bien à la tête qu’au cœur.