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Chantal Archambault : l’amour au fond des bois

Par
Claudia Beaumont

L’amour au fond des bois

Après deux disques réalisés en gang, Chantal Archambault a choisi, cette fois, la voie de la simplicité volontaire. Exit la grosse section rythmique, ce sont là cinq chansons faites à la main (écriture, réalisation, prise de son, etc.), comme au temps de Collage (2008), son premier disque autoproduit.

L’amour, et toujours l’amour. L’Abitibienne en fait encore son thème de prédilection, mais cette fois, la passion des Élans, son deuxième disque, fait place à l’introspection. Qu’elle s’accompagne à la guitare, au piano ou à la banjoline, quelques notes suffisent pour évoquer la fragilité de son futur intérieur, pas toujours rose… Mais avec une aussi jolie voix, enveloppante comme tout, impossible de s’enfoncer dans la langueur! Au diable les tourments du quotidien, pourvu qu’on s’aime, nous dit-elle dans un folk teinté d’humour tendre. On aurait presque envie de la rejoindre au coin du feu.

Délicat, empreint de féminité (magnifiquement évoqué avec l’interlude des Ivresses II), L’amour ou la soifest beau comme un soleil de lendemain de veille, ce moment où la vérité n’a nulle part où se cacher. Une musique toute en lumière, parfaite pour habiter les matins d’hiver.

Vidéo : Boire à crédit (studio)