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Traverser l’parc de Louis-Philippe Gingras : du bon folk d’Abitibi

Par
Claudia Beaumont

Mais d’où sort ce cowboy en grosse minoune?

Louis-Philippe Gingras est un guitariste jazz, à l’origine. Ça s’entend. Il a fait paraître un minidisque de sept chansons à l’été 2012, Salut man, qui lui a valu six prix au 30e Festival en chanson de Petite-Vallée.

Des airs de patelins familiers

Sa musique est un mélange de country-folk, de swing hawaïen, de tension urbaine-rurale et d’odeur de gazoline sur fond d’américanité bien assumée. Avec Dany Placard à la réalisation, l’Abitibien étale avec nonchalance ses fêlures d’homme et ses jokes (de nains) sur un folk viril et bluesy, définitivement plus rock que le premier EP. La proposition, agrémentée de cuivres et de quelques délirantes échappées instrumentales (Dépanneur et Rodeo corrida), est solide. Beaucoup de lumière sur ce disque, et pourtant, sous les rengaines de Gatorade, de Fortune cookie et de parties de chasse (Buck saw), se cachent les tourments de la dépression. Gingras les aurait écrites durant des épisodes de trouble bipolaire. Et plutôt que de s’affaisser en solitaire, les coudes sur le bar devant un whisky, il a choisi de dompter l’imaginaire sauvage par l’humour, en 14 chansons.

Un nom à retenir si vous aimez le folk un brin salaud, façon Adamus, Lisa LeBlanc ou Tire Le Coyote.