Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Les Chercheurs d’or : des musiques au-delà du Klondike

Par
Claudia Beaumont

Ils lancent ces jours-ci un deuxième album, inspiré en partie de ces tournées. Plus contemplatif que festif, ce disque, concocté sous l’égide d’Éric Goulet, nous émeut et nous fait taper du pied en même temps. On est diablement content.

Voici ce qu’ils avaient à nous raconter à propos de la Californie, de l’Europe et des inspirations trouvées en cours de route.

— Chercheurs d’or, quelles pépites musicales rapportez-vous de vos tournées en Amérique sur ce disque?

En ce qui concerne l’album, le fait d’avoir mixé le tout à Los Angeles nous a permis de faire ressortir l’américanité de notre musique, autant dans la palette sonique que dans la couleur de l’ensemble. On s’est sentis soudainement beaucoup plus proches de Hank Williams que de Félix Leclerc.

— Est-ce que l’Europe vous a aussi nourris, musicalement?

On peut effectivement dire qu’on rapporte souvent quelques kilos en trop de nos virées européennes! Cette année, on a eu la chance d’assurer la première partie d’Alela Diane en Suisse allemande, où elle a un bon bassin de fidèles. En Europe, on nous voit plus comme un groupe de chansons à textes qu’une formation country-folk.

— Parlez-nous de l’hymne pour la route, Allume donc la radio

Il s’agit d’une adaptation du standard gospel Turn your radio on, plus ou moins calquée sur la version du violoniste John Hartford. Le défi était de garder la fibre religieuse de la chanson originale sans la dénaturer dans sa traduction française. On était particulièrement emballés par les harmonies vocales en réponse à la voix principale, typiques de la musique spirituelle américaine. La prise qui a atterri sur le disque vient d’une répétition dans notre local de pratique, ce qui lui confère ce côté spontané et authentique.

— D’où vient ce délicieux personnage de Shirley?

D’un bar près de chez vous! Il s’agit en fait de la synthèse de relations qui ont péri en même temps que l’alcool prenait le pas sur le quotidien de quelques-uns de nos amis proches. Il y a certainement un côté pathétique dans ce personnage fuyant une vie dysfonctionnelle et presque minable. Pourtant, la sincérité et la sensibilité qui émanent de cet être fragile sont perceptibles, si l’on creuse la psyché de la femme type « grosse buveuse » et gueularde qui dérange le confort de nos sorties de fin de semaine. L’idée n’était pas de démoniser l’alcoolisme, mais d’accentuer la détresse qui prend parfois le dessus sur la fête.