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Fidèles, tenaces et frères Goyette

Par
Ariane Cipriani

Depuis une quinzaine d’années, cette confrérie créée par Simon Laganière et Yan Veillette œuvre en marge de l’industrie mais récolte un succès d’estime.  Simon Laganière cumule aussi les webséries et les courts métrages à titre de réalisateur et scénariste.  Une première série de capsules, en collaboration avec Bande à part, a été réalisée en 2010 et une deuxième est présentement en chantier. Son plus récent court-métrage, Sur la piste du renard, a été présenté à Cannes en mai dernier.

Ce quatrième album des Frères Goyette est une agréable retrouvaille avec l’adorable mononcle Mario Goyette, personnifié par Simon Laganière, qui signe à nouveau des paroles suscitant la surprise et la curiosité, avant de dévoiler toutes leurs arcanes.

On a envie d’y revenir, à cette langue maîtrisée aux échos de Richard Desjardins et à ces interludes comiques entre les personnages Mario et Sylvain Goyette. Cet humour intermittent demeure l’une des signatures du groupe, en plus des caressantes ballades comme  Morning man et l’adaptation sincère de la ballade de Daniel Johnston Laurie, qui laissent entrevoir l’auteur au-delà du personnage. La belle idée.

Ces frères d’adoption déployaient davantage leurs musiques dans Rencontre du troisième âge L’étendue musicale se poursuit, mais ne perd rien de sa qualité artisanale. Yannick Lambert-Brière signe à nouveau les arrangements, et les pièces, joliment ornementées de cor, de glockenspiel et de xylophone, présentent de belles complexités rythmiques. Au final, l’album offre une solide progression vers le rock, culminant avec Gros buck et son solo de guitare déglingué. En pleine forme, les frères!