Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Maladie d’amour de Jimmy Hunt : séduction en synthétiseur

Par
Ariane Cipriani

 Après les sentiers chanson folk parcourus en Motocross, l’auteur-compositeur explore à fond les synthétiseurs et présente enfin Maladie d’amour.

La première pièce, Antilope, affirme d’emblée cette nouvelle avenue musicale. Les claviers sinueux instillent une atmosphère nocturne et rêveuse. Plus l’écoute avance, plus on se réjouit du travail d’arrangements et de la recherche des sonorités électroniques, comme le dévoilait le premier extrait, Nos corps, lancé en août dernier. Jimmy Hunt délaisse son côté folk-blues au profit d’une pop flottante et enveloppante, qui nous ramène en 1980.

Le musicien fait moins dans le romantisme, sans être moins séducteur. Sa voix mielleuse glisse naturellement sur les mélodies, il a toujours ce côté nonchalant et aime toujours autant les filles et leurs prénoms. Cette fois-ci, elles se nomment DeniseMarie-Marthe et Marie.

Mais au final, les mots, quoique plus incisifs, demeurent un arrière-plan. Car Maladie d’amour offre toute la palette de couleurs synthétiques, à laquelle les guitares rock s’agencent habilement. Fruit du talent de Jimmy Hunt, évidemment, mais également des arrangements de Christophe Lamarche-Ledoux et de la réalisation minutieuse et cohérente d’Emmanuel Éthier.

Jimmy Hunt s’est toujours fait discret, entre l’aventure rock’n’roll au sein du groupe Chocolat, le duo avec Cœur de Pirate, puis son premier album solo. Avec Maladie d’amour, ce sera difficile de passer inaperçu.