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Nikki Yanofsky : Le petit secret de la nouvelle star

Par
Ariane Cipriani

Voici le genre d’album que les puristes de jazz vont trouver outrageusement pop, mais que les radios commerciales, elles, vont juger comme trop sophistiqué, truffé qu’il est de clins d’œil rétro-jazz, blues, big band et même swing. Pourtant, si le pari n’est pas encore gagné, la belle Nikki Yanofsky l’assume pleinement. « Il fallait bien briser un moule, affirme-t-elle. Cet album me représente vraiment. »Vingt ans et toutes ses dents, l’enfant prodige devenue femme mord dans la vie et réalise ici son rêve ultime. Car depuis sa tendre enfance, la Montréalaise n’a jamais rien fait d’autre que chanter, prétend-elle. C’est ainsi qu’André Ménard lui avait offert une scène en plein air, face à l’esplanade de la Place des Arts, quand elle n’était encore qu’une préado. Sa carrière était lancée. La plus jeune artiste à avoir joué au fameux festival de jazz de sa ville natale s’est ensuite envolée pour L.A. avec ses parents et a rencontré là-bas Q, Quincy Jones lui-même, qui est tombé instantanément sous son charme et l’a prise sous son aile. Un vrai conte de fées!

Ella, sors de ce corps!

Avant même la parution de son disque Nikki sous l’étiquette de disques familiale A440, la petite surdouée avait enregistré Ella… of thee I swing, entièrement consacré au répertoire d’Ella Fitzgerald, la première dame du jazz. Mais plus question aujourd’hui d’égaler les plus grandes prouesses de scat. Dans la foulée de Something new (premier extrait et premier clip lancés l’été dernier), on entend surtout ici une énorme machine à groove. Des claquements de doigts, une contrebasse gigantesque, un gros orchestre avec des chœurs luxuriants, bref, les grands moyens!

De ballade jazz (You mean the world to me) à la chanson RnB super sexy (Waiting on the sun), Yanofsky se donne à fond sous l’œil avisé de Q, le grand patron, qui en a vu d’autres… C’est lui qui met en scène Nikki-la-dynamo avec sa voix resplendissante. Tour à tour exubérante, révoltée et coquine, la femme-enfant révèle son petit secret, son intime confession :

« I’ve tasted poison. There’s no coming back. »

Cet album dynamique va-t-il lui offrir aux États-Unis une popularité comparable à celle d’un autre Canadien, Michael Bubblé, qui tient le record des palmarès jazz? On ne va pas attendre longtemps la réponse à cette question!

Une chose est sûre, plus personne, bientôt, ne dira : « Nikki qui? » ni  « Nikki who? »

Regardez sa prestation à Pénélope, le 5 mai, la veille du lancement mondial de Little Secrets.