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Philémon Cimon: l'été en plein coeur de l'hiver

Par
Ariane Cipriani

Mais l’été de Philémon, ce n’est pas la fête et l’agitation; c’est plutôt la douceur et la rêverie.

À fleur de peau
Ceux qui ont apprécié les Sessions cubaines ne seront pas dépaysés par les douze nouvelles compositions. Philémon garde la même tendre innocence et le même murmure dans ses chansons de séduction au « je » et au « tu » (Quel été, Je veux de la lumière) . Une légèreté qu’on a plutôt l’habitude d’entendre au féminin et qui, que l’on apprécie ou pas, le démarque.

Mais ce deuxième album dévoile quelques chansons plus mordantes, plus rock, où les cuivres et la harpe côtoient les guitares électriques (Moi j'ai confiance, Au cinéma) . La petite touche rétro ajoute une texture plus âpre à certaines pièces. C’est bienvenu.

Réunion de talent
Pour la courte durée de l’enregistrement, Philémon a réuni des musiciens d’horizons différents pour un « happening musical » : la harpiste Sarah Pagé (The Barr Brothers), le violoniste Guido del Fabro (Pierre Lapointe), le guitariste Nicolas Basque (Plants & Animals) et le batteur David Payant de Godspeed You! Black Emperor.
À ces talentueux musiciens s’ajoutent aussi Philippe Brault à titre de coréalisateur, qui laisse son empreinte impeccable et minutieuse, et le preneur de son Howard Belerman, sollicité par de grands noms comme Arcade Fire et GY!BE. Chaque instrument se distingue sur cet album, qui se démarque davantage par le son que par les mots, et qui s’écoute facilement. Un souffle apaisant en cette saison froide.