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Non ouais! : un toast aux succès francos de Pink Martini

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Nathan LeLièvre

Pink Martini chante depuis plus de 20 ans dans une multitude de langues. Mais c’est une chanson en français, Sympathique (Je ne veux pas travailler), qui a propulsé le groupe vers la gloire au tournant du millénaire. Il est donc tout naturel que le groupe ait voulu faire plaisir à son premier public conquis en rassemblant sur un même album ses plus belles chansons dans la langue de Molière. L’enregistrement des chansons a beau s’échelonner sur quelques décennies, Non ouais! témoigne de la constance de Pink Martini : l’album s’écoute comme un tout cohérent.

Il est impossible d’être de mauvaise humeur en écoutant du Pink Martini. Il n’y a pas que l’hymne à l’oisiveté évoqué ci-haut qui sert de remonte-moral. Au fait, la majorité des pistes sont un remède contre la morosité; même l’arrangement d’un titre qui s’annonce tristounet comme Je ne t’aime plus a quelque chose de jovial. Les cyniques pourraient crier à la fleur bleue, mais nous leur répondons : que nenni! Bon, peut-être un peu. Et alors? Ça fait rêver un moment quand on plonge dans l’ambiance néo-rétro de Joli garçon (qui rappelle les opérettes françaises des années 20 de Maurice Yvain ou encore d’Henri Christiné). Où est ma tête nous donne le goût de nous faire légers pour danser une bossa. Le premier bonheur du jour nous chatouille les oreilles avec son pop-à-la-baroque. Quand on nous demande si doucement Dansez-vous, nous n’avons d’autre choix que de répondre par l’affirmative. Nous avons le goût de connaître Cet homme au grand sombrero, tellement on nous le décrit de façon sympathique!

Pink Martini, sous ses allures légères, c’est quand même un mini orchestre qui compte près d’une vingtaine de participants, sous la houlette de Thomas Lauderdale, natif de l’Oregon, aux États-Unis. Lauderdale, à la base, a fondé son orchestre pour égayer des rassemblements politiques. Le voici près d’un quart de siècle plus tard qui sillonne le monde flanqué de ses deux complices, les chanteuses principales, China Forbes et Storm Large. Ensemble, ils ont conquis des publics en 25 langues et ont chanté avec plus de 70 orchestres d’un peu partout dans le monde. De grands noms de la musique ont uni leurs voix et leurs instruments à ceux de Pink Martini : Rufus Wainwright, Georges Moustaki (qu’on entend sur cette compilation), la famille von Trapp et les Chieftains, pour ne nommer que ceux-là. Visiblement, le groupe détient une recette à succès qui plaît et qui attire à l’échelle mondiale.

La formation se targue d’avoir comme fils conducteurs l’inclusion et la collaboration. « Si l’ONU avait eu un orchestre maison en 1962, j’aurais voulu que ce soit nous », a déjà dit Thomas Lauderdale. À l’écoute d’une compilation qui revient sur 24 ans d’histoire musicale, force est de constater que le répertoire francophone du groupe respecte cette philosophie : sa musique est rassembleuse et on imagine sans effort que ce serait le cas, peu importe la langue. À Non ouais! nous répondons donc « OUAIS, ouais! »

Le jazz qui évoque la France, à travers ses chansons et ses artistes. Le son d'un accordéon ou d'un violon se marie à merveille avec la contrebasse, la batterie ou le saxophone. Qu'ils soient Français pur jus ou simplement en visite amoureuse, les interprètes choisis savent tous à quel point elle est belle et inspirante, la « douce France ».

Michel Legrand, Claude Bolling, Jacques Loussier, Richard Galliano, Claude Nougaro, Michel Petrucciani, Stéphane Grappelli, Henri Salvador, Erik Truffaz, Melody Gardot, Sidney Bechet, Dee Dee Bridgewater, etc.

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