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Ghostly Kisses : Le songe d’une nuit de fin d’automne

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Par Émilie Pelletier

Le temps de cinq pistes, Ghostly Kisses offre avec The City Holds My Heart un aller simple direction : introspection. Vaporeuse, claire et éthérée, la voix de la Québécoise Margaux Sauvé nous berce vers la rêverie, qui donne plutôt l’impression du rêve éveillé.

Ghostly Kisses a fait paraître en mars 2017 un premier EP, What You See. La violoniste est de retour, toujours armée de cordes, d’un synthétiseur et d’une section rythmique minimaliste, mais surtout d’un piano pour en faire une pop résolument aérienne.

Elle suggère une réflexion sur l’amour – un amour tantôt déchu, tantôt prenant – et sur le désir. Elle illustre dans sa chanson The City Holds My Heart l’amour qui déchire et force parfois les amoureux à choisir entre l’autre et l’ailleurs. Un EP qui se vit comme une danse entre deux corps, mais on l'appréciera aussi pour méditer en marchant sous la neige annonciatrice de l’hiver.

C’est sous le regard de réalisateur de Louis-Étienne Santais (Fjord), qui se charge également du piano, du synthétiseur et des arrangements, que la musicienne a créé l’objet. Amis depuis belle lurette, les deux complices ont pris l’habitude de créer et de composer côte à côte dans un studio du quartier Saint-Roch, à Québec.

La voix réverbérante de la chanteuse occupe l’essentiel de l’espace. Ornée des arrangements d’instruments organiques, de percussions et de sons ordinés, elle donne l’impression d’une rencontre entre Enya et Portishead, passée au contrôleur MIDI. Sa proposition musicale est cependant plus épurée et moins électro que la précédente.

Tout comme sur son premier EP, l’artiste s’est offert un ensemble de cordes. On peut entendre violons (Caroline Béchard et Jany Fradette), alto (Marie-Claude Perron), violoncelle (Suzanne Villeneuve) et même de la harpe (Marie-Rose Lehoux).

L’auteure-compositrice-interprète y va également d’une revisite de Zombie, popularisée par le groupe irlandais The Cranberries dans les années 90. Maintes fois reprise, ne serait-ce qu’au bord de nombreux feux de camp, la pièce prend dans la bouche de la chanteuse le ton de la confidence, moins corrosive, presque chuchotée.

À elles seules, deux pièces de son premier EP (Such Words et Empty Note) cumulent près de 6 millions d’écoutes sur Spotify.

Une fois qu’on est pris entre les griffes de l'évanescente Ghostly Kisses, impossible de garder les pieds sur terre. Elle lance officiellement The City Holds My Heart le mercredi 28 novembre, à l’Anti Bar & Spectacles, chez elle à Québec. Elle sera également de passage à Trois-Pistoles (23 février), à Montréal (1er mars), à Toronto (2 mars) et à Sherbrooke (8 mars) cet hiver.

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