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Lucill : vagabonder comme au début du siècle

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Par
François Lemay

Lucill, c’est le bassiste Chibougamois Raphaël Bussières, un des membres du trio montréalais Heat. Formation rock existant depuis environ cinq ans, Heat suscite beaucoup d’intérêt outre-mer, où le très britannique NME a encensé leur premier maxi lancé en 2014.

Du rock influencé par la fin des années 80 telles que vues par les Strokes ou Jesus & Mary Chain qu’il fait avec Heat, Bussières passe, le temps de ce maxi, à un rock atmosphérique planant en nous offrant un premier maxi composé de quatre solides titres accrocheurs. Terminées, ces influences des années 80, ici, on est au début des années 2000, dans une espèce de métissage musical entre Dumas, Yann Perreau et ce fameux son montréalais empreint de spleen que l’on entendait à l’époque.

Pour ce qui est des textes, Bussières reste fidèle aux thèmes associés à ce genre musical. Il évoque les départs, les voyages et le temps qui passe, et c’est de Malajube dont il s’inspire alors que les pistes de voix sont enterrées juste assez profondément sous la musique pour que l’on puisse saisir vaguement ce dont il est question. On fait plus dans l’évocation que dans l’affirmation, une décision qui ajoute au côté déjà mystérieux de cet objet musical.

Lucill, c’est une très belle carte de visite, qui donne franchement envie d’en entendre plus. Une bonne façon de le faire est peut-être d’assister au lancement, qui aura lieu le 21 novembre, au Turbo Haüs, à Montréal. Ça commence à 17 h 30 et c’est gratuit.