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Témé Tan : être partout chez soi

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Par
François Lemay

Témé Tan, c’est Tanguy Haesevoets, un jeune auteur-compositeur interprète aux origines aussi diverses que la musique qu’il nous offre dans son premier album homonyme. Né à Kinshasa au Congo et installé en Belgique à l’âge de 6 ans, il développe tôt le goût du voyage, lui qui a déjà fait le tour de l’Europe et sillonné l’Amérique du Sud avant de visiter le Japon.

Son surnom, Témé Tan, lui vient d’ailleurs de ce grand bouillonnement multiculturel qu’il porte en lui : « Te  » signifie « main » en japonais, alors que « Me  » veut dire « œil ». Comme il doit retirer ses lunettes lorsqu’il est sur scène parce qu’il bouge beaucoup, Témé lui paraissait comme une belle façon de se définir. Pour Tan, c’est plus simple, c’est un diminutif que les Espagnols utilisaient à la place de Tanguy.

Et si l’on prend autant de temps afin de bien dessiner les contours du personnage, c’est qu’ils font intrinsèquement partie de sa démarche de créateur. D’ailleurs, Témé Tan utilise sur l’album quelques échantillons sonores tirés de ses voyages, que ce soit des cris d’enfants qui jouent à Kinshasa ou des fanfares qui défilent pendant le Carnaval de Rio.

Ce qu’il y a de fabuleux dans cette démarche, c’est comment Témé Tan réussit à créer un mélange parfait de pop du monde sans tomber dans la folklorisation à outrance ou dans l’étalage pur et simple de son parcours en lui donnant un air de buffet chinois dans lequel se côtoieraient le chow mein et les frites. Au contraire, la recette est excellente et très agréable à l’oreille, les musiques sont fraîches et bien épicées, et je vous mets au défi de ne pas vous mettre à planifier votre prochain voyage lors de votre écoute!

De plus, ce premier album a permis à Témé Tan de remporter le prix Rapsat-Lelièvre 2018 remis par le gouvernement du Québec et le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Bref, un beau voyage par procuration, duquel on a bien besoin avec cet automne tristounet…