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No Wanga 3, de Fwonte : un métissage musical bien réussi

L'écoute se termine aujourd'hui

Par
François Lemay

Fwonte, celui dont le nom, en créole, signifie « être audacieux » ou, encore, « avoir du front tout le tour de la tête » en québécois, poursuit sur sa très belle lancée en faisant paraître un troisième album issu de l’univers musical de ses deux précédentes publications. Après un premier maxi paru en 2015 (No Wanga) et un album complet en 2017 (No Wanga 2), il est de retour avec No Wanga 3, dans lequel il renoue avec le format court.

Si le mot « wanga » signifie « sorcellerie vaudou », Fwonte fait bien de l’utiliser parce qu’il ne nous faut qu’une écoute avant de tomber sous le charme de cette musique qui se situe au confluent de l’électro et des musiques urbaine et du monde. Il y a de la sorcellerie là-dedans!

Composé de cinq chansons (on en prendrait plus, ça, c’est certain), l’album commence avec une magnifique reprise, toute en douceur, de la pièce Péyi A, du chanteur haïtien James Germain, une chanson qui parle de l’espoir de jours meilleurs pour le peuple haïtien. Sur Marabou, Fwonte chante la beauté de la femme créole. Il y a aussi la belle Ayibobo (qui signifie « amen », dans la version vaudou de la chrétienté haïtienne) alors que Voulez-vous danser et Pen pen pen sont plutôt portées par le thème de la fête.

Une chose est certaine, ces cinq chansons risquent de tourner en boucle dans plusieurs paires d’écouteurs parce que la musique créole, quand elle est aussi bien faite, sait nous donner envie d’aller à la découverte de ce qui peut être à la fois intégré, parce que proche de notre culture, et différent. Et c’est un temps de l’année, que dis-je, une époque où on en a bien besoin.