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Disparition, de Guillaume Beauregard : après l’orage, la pluie

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Olivier Robillard Laveaux

On ne peut pas demander à une figure phare du mouvement punk de beugler sa haine toute sa vie. Après l’orage doit venir l'accalmie, ne serait-ce que pour survivre au chaos. C’est dans cette optique que Guillaume Beauregard, musicien découvert au sein de la formation punk Vulgaires Machins, poursuit son aventure solo en lançant Disparition, un deuxième album folk empreint d’une mélancolie poignante.

Si Georges Perec a réussi à écrire La disparition, un bouquin de 300 pages, sans jamais utiliser la lettre « E », Guillaume Beauregard accouche des neufs chansons de Disparition sans jamais utiliser de rimes en « É ». Vrai que le degré de difficulté n’est pas le même, mais cet exploit, que bien des auteurs-compositeurs auraient du mal à accomplir, justifie en partie le titre de l’album.

Les thèmes des chansons le justifient tout autant. À maintes reprises, Beauregard évoque ou redoute la disparition de quelqu’un ou de quelque chose d’essentiel à son équilibre. « J’ai perdu la tête dans la tempête / L’espérance à travers la brume / L’espoir en plein cœur de l’hiver / Et j’ai perdu toutes mes plumes  », chante-t-il sur Solitude, qui ouvre le disque.

Le musicien originaire de Granby poursuit sur Je ne sais plus : « Et tous nos repères disparaissent / Je ne vois plus briller les aurores / Je ne sais plus saisir le jour / Je ne sais que t’aimer encore ».

Si cette sincérité désarmante dans l’écriture du chanteur a rendu les compositions des Vulgaires Machins viscérales, l’effet est le même ici. La distorsion en moins, Disparition atteint sa cible grâce à de somptueux arrangements de cuivres et de cordes. D’émouvants crescendos influencés par le rock hypnotique des années 70 ajoutent au côté enveloppant des chansons.

Réalisé par Gus Van Go et Werner F, aussi aux commandes du précédent D’étoiles, de pluie et de cendres, l’album compte également sur la participation d’Amylie et de Rémi Chassé, qui appuient le chant incarné de Guillaume Beauregard.

C’est une bulle de noirceur parfaite pour la saison grise.

Guillaume Beauregard prend la route au début de l’année 2019 pour une série de spectacles un peu partout au Québec.

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Un amour qui ne veut pas mourir, la solitude qui s'installe avec la vieillesse, l'ivresse des samedis soirs, l'exil, le deuil; la ballade folk-country visite les plus sombres retranchements de la vie humaine et ça fait du bien.

Avec pas d'casque, Renée Martel, Éric Goulet, Isabelle Boulay, Paul Daraîche, Richard Desjardins, Paul Dwayne, Les Chiens, Annie Blanchard, Stephen Faulkner, etc.

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