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Pinchas Zuckerman et l’Orchestre du CNA : la gageure baroque

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Par
François Lemay

C’est un pari intéressant que celui que tente de relever le chef et violoniste Pinchas Zukerman dans Trésors baroques qui, comme son titre l’indique, est consacré à la relecture d’une certaine partie de ce répertoire. Intéressant parce que Zukerman, comme chef et particulièrement comme violoniste, est reconnu pour son interprétation romantique. Une lecture musicale qui peut sembler, à bien des égards, distante de la façon dont on aborde généralement la musique baroque.

Une autre facette de ce pari, qui contribue à le rendre intéressant, tient dans le choix des instruments. Ici, l’Orchestre du Centre national des Arts interprète le répertoire baroque, non pas avec des instruments anciens, comme on le fait depuis le milieu du siècle dernier, mais avec des instruments modernes, avec tous les aléas que cela comporte. Il faut donc placer cette écoute dans ce contexte particulier, et se réhabituer à entendre ce répertoire avec un peu plus d’ampleur et d’intention émotive.

Au menu, deux pièces de Bach, dont on souligne la très belle interprétation de sa Suite pour orchestre en ré majeur; le Concerto en sol majeur de Telemann; le Concerto en si bémol majeur pour violon, violoncelle, cordes et clavecin de Vivaldi; l’adaptation pour violon et cordes par Respighi de la Pastorale de Tartini.

Que l’on apprécie, ou non, cette approche de Zukerman qui tient ici les rôles de chef et de premier violon, force est d’admettre qu’elle est parfaitement cohérente et intéressante. En tout cas, elle a le mérite d’être audacieuse.