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Le beau country banlieusard de Pascal Allard

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Par
François Lemay

Il y a de ces albums que l’on écoute pour la première fois en se demandant sincèrement où ça va aller exactement. Et, tout à coup, on se rend compte qu’on a un petit sourire en coin et qu’on tape du pied, pris par surprise par ce que l’on entend.

C’est exactement l’effet que provoque le deuxième album de Pascal Allard, qui s’inscrit dans la suite de son premier (que j’ai découvert à la suite de l’écoute de celui-ci), intitulé Je voulais marier Renée Martel, paru en 2017. En fait, j’écris « deuxième », mais j’omets volontairement la période précountry de l’artiste drummondvillois, qui sévissait alors sous le nom de Peya et qui faisait plutôt dans la musique pop un peu plus convenue. C’est en écrivant des chansons country pour d’autres interprètes, en 2014, qu’Allard s’est rendu compte qu’elles lui allaient bien et qu’il devrait les garder pour lui, ce qu’il a fait.

Nourri à même ce qu’on appelle le son Beakersfield, une approche country développée en Californie durant les années 50 en réaction au son trop propre des productions faites à Nashville, mais, aussi, grand admirateur des Beach Boys et de Paul Daraîche, Allard a développé un univers musical qui lui ressemble. C’est une espèce de country de vie de couple de banlieue qui en profite pour se coller pendant que les enfants sont couchés. Ou de personnage qui cherche à retrouver son vieux t-shirt de Rocky III en se permettant, au passage, de citer Goldorak.

Ajoutez à ça la présence, entre autres, de Gildor Roy et une instrumentale pas loin d’un hommage au cinéma de Tarentino, et vous avez, finalement, un album qui n’est pas nécessairement parfait, qui pèche même par excès de kitsch sur certaines pièces, mais qui est honnête et agréable à écouter.