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Émilie Clepper et la Grande Migration : d’une saisissante beauté

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François Marchesseault

Depuis 2007, Émilie Clepper s’est surtout fait connaître pour ses productions anglophones, faisant paraître quatre albums aux influences folk americana et country (Things May Come, What You See, Texas Eagle, Emilie Clepper and The Coyotes) dans la langue de son père, Texan d’origine. Avec Émilie Clepper et la Grande Migration, celle qui a grandi dans la région de Québec nous dévoile une poignante et renversante incursion dans la chanson française.

Dès qu’elle se met à chanter les mots de l’auteure Sara Garneau sur la pièce Les grands vents, sa voix nouvelle, mature, quasi métamorphosée, nous saisit. On croirait entendre la Marjo de S’il fallait avec un petit je ne sais quoi de Barbara. Ça secoue si on connaît le travail passé de la musicienne. C’est si puissamment beau dans les variations vocales et les mélodies que l’on se laisse prendre comme dans un piège, les poils hérissés sur les bras.

« J’ai fait un jour le péché d’espérer / Un monde plus beau, limpide comme l’eau / Dans les reflets de mes songes en morceaux / J’ai fait naufrage et je me suis noyée » - Extrait de la pièce Les grands vents

Émilie Clepper embrasse d’une manière désarmante les textes de Sara Garneau, qui les signe tous, à l’exception de La chanson du monde, écrite par Clepper. Des écrits poétiques d’écorchés, où l’espoir se mêlent aux larmes et aux tourments découlant de la maladie (Les grands vents) ou d’un cœur migratoire (Désert blanc).

Émilie Clepper et la Grande Migration, mes trois pièces favorites :

  • Fous de Bassan
  • La chanson du monde
  • Sur la route

Benoît Pinette (Tire le coyote) et Stéphane Rancourt se partagent la fabuleuse réalisation de l’album tout en jouant claviers et percussions sur quelques titres. On peut aussi entendre la voix de Pinette sur Le jour de la marmotte. Émilie Clepper met de côté la guitare pour s’abandonner au chant en laissant toute la place à ses musiciens : Vincent Gagnon (Piano, clavier et arrangements), PE Beaudoin (batterie et percussions), Patricia Deslauriers (contrebasse) et Claude Amar (violon).

Nul besoin de présenter Émilie Clepper et la Grande Migration plus longuement. Cet album a simplement besoin d’oreilles grand ouvertes pour l’écouter et d’humains sensibles pour le recevoir amoureusement. Vous arriverez sans doute à la même conclusion que moi : nous tenons sûrement ici l’un des plus formidables disques en chanson de la rentrée.

« Les pianos se déchaînent / Jusqu’aux oreilles des poètes / Et par une faille du temps / Se glisse un air d’éternité » - Extrait de la pièce Sur la route

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