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Cécile McLorin Salvant : fenêtre ouverte sur les infinies nuances de l’amour

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Frédéric Cardin

Une voix d’une fascinante souplesse, digne des plus grandes légendes du jazz vocal féminin; c’est la première impression qu’a laissée la chanteuse franco-américaine Cécile McLorin Salvant depuis son apparition sur la scène musicale au début des années 2010. Elle s’améliore sans arrêt à chaque sortie d’album. The Window, à paraître le 28 septembre, constitue un nouveau sommet de qualité et d’inspiration.

Cécile a quelque chose de Billie (Holiday), tout en étant moins abîmée par la vie (heureusement pour elle!), mais aussi de Betty Carter. Une aisance folle à moduler sa voix pour lui faire revêtir toutes les émotions imaginables et, surtout, nécessaires pour donner vie aux histoires d’amour immenses comme des univers qu’elle nous chante avec son essentiel partenaire Sullivan Fortner au piano.

Toutes les facettes de ce sentiment fantasmé ou honni (c’est selon) commençant par un A sont explorées dans une sélection de 17 titres allant de Stevie Wonder à Arthur Schwartz en passant par Richard Rodgers, Leonard Bernstein et Cole Porter.

J’évoquais Billie et Betty plus haut, auxquelles j’aurais pu ajouter le nom de Sarah (Vaughan), mais en écoutant les complexes et sinueuses lignes harmoniques de Cécile, j’ai également entendu un peu de Mark Murphy. Elle a une oreille parfaite, un équilibre de funambule sur les fils minces des tonalités qu’elle parcourt sans aucune hésitation, passant de l’un à l’autre comme un chat bondissant de clôture en clôture!

Ce faisant, elle réinvente tous ces standards d’amour d’une manière entièrement personnelle, en ouvrant sur eux une véritable fenêtre pour en explorer tous les coins secrets et insoupçonnés. On est transportés, on est fascinés, on est irrémédiablement séduits.

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