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Fabien Gabel et l’Orchestre symphonique de Québec : couleurs de Paris

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Frédéric Cardin

Fabien Gabel et l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) sortent un deuxième album en collaboration. Après avoir proposé en 2012 un premier enregistrement avec Stéphane Tétreault comme soliste invité, c’est tout l’OSQ que Gabel nous propose comme « soliste », sur l’album Gaîté parisienne.

Le répertoire, ultra engageant, va des Valses nobles et sentimentales de Ravel aux Biches de Poulenc et aux extraits du fameux Gaîté parisienne, un arrangement de thèmes accrocheurs tirés des opéras et opérettes de Jacques Offenbach.

Les Valses de Ravel revisitent la danse typiquement autrichienne en l’éclairant de tournures surprenantes et d’une clarté des textures bien différente de celle des opus de Johann Strauss. Les biches de Poulenc (une suite d’extraits d’une musique de ballet) est un bijou de caractérisation imagée. On imagine l’allègre musique d’un savoureux dessin animé de Hayao Miyazaki. Et pourtant, on se retrouve plutôt dans des tableaux d’Antoine Watteau, dans un salon parisien empreint de coquetterie. Poulenc souhaitait évoquer :

une réception dans un salon contemporain baigné d’une atmosphère de libertinage que vous ressentez seulement si vous êtes initié, mais dont une jeune fille innocente ne serait pas consciente

Peu importe ce qui sera évoqué en vous en écoutant Les biches, ce sera accompagné d’un immense plaisir.

Gaîté parisienne n’a plus besoin de présentation. Certains des morceaux les plus mémorables écrits par Offenbach dans ses œuvres lyriques, dont le plus que connu Can-can, constituent cette suite arrangée par Manuel Rosenthal pour un ballet.

L’OSQ joue avec clarté et précision. Fabien Gabel fait un beau travail de dépouillement sonore, permettant à chaque instrument de rayonner même dans la masse d’un grand orchestre. Il faut dire que l’écriture française est justement faite pour cela. Mais ce ne sont pas tous les orchestres qui réussissent à donner vie à ces tableaux à la fois foisonnants d’idées et dessinés à traits simples et nets.

On regrettera une certaine sécheresse de la prise de son. La fin des phrases semble disparaître trop vite, sans suffisamment de résonance pour bien savourer l’expression de toutes ces teintes et intensités de lumière. C’est probablement parce que l’enregistrement s’est fait à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, un endroit parfois difficile à calibrer.

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