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Galant, tu perds ton temps: du trad à... Black Sabbath

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Ariane Gratton-Jacob

À l'occasion du festival de musique trad Mémoire et racines, dont la 23e édition se déroulera du 28 au 30 juillet à Joliette, voici à nouveau l'écoute du dernier album de la formation Galant, tu perds ton temps, en spectacle durant l'événement.

On doit une fière chandelle à ce quintette féminin a capella qui a su, depuis 14 ans, mettre en valeur les perles rares du répertoire féminin traditionnel, méconnu il faut bien le dire. Alors qu’on entendait ce patrimoine interprété surtout par des voix masculines, les filles de Galant ont fondé, le sourire en coin, un groupe où les « chansons de femmes seraient chantées par des femmes ». Tel était et reste leur devise.

Cette fois, fidèle à leur nature espiègle, elles ont cependant décidé de faire un clin d’oeil chaleureux aux remarquables hommes du trad qui les ont inspirées. On retrouve ainsi sur cet opus les pièces à caractère féminin qu’ont fait connaître au fil du temps les incontournables Michel FaubertAndré MarchandMichel BordeleauFred Pellerin ou les gars du Vent du Nord, pour ne nommer qu’eux.

Mais point de redite pour ces grands succès des récits de demoiselles. Josianne Hébert, auparavant choriste et claviériste de Pierre Lapointe, signe des arrangements astucieux qui révèlent de façon nouvelle les textes. Les airs sont parfois plus en phase avec l’histoire racontée, comme dans Mon père n’avait fille que moi, exécuté plus doucement. Les complexes contrechants, canons et superpositions de voix permettent d’entrelacer finement diverses versions d’une même ballade, voire d’en faire une sorte de remixage (Nous irons danser). À un autre moment, les cinq musiciennes s’amusent à frôler la dissonance, et on en redemande.

Tendez bien l’oreille en écoutant J’aime mon p’tit flacon. Ses harmonies proviennent directement d’une journée partie du mauvais pied pour Josianne Hébert. En tentant de remédier à la chose à grand renfort de Black Sabbath, l’inspiration lui est venue et le résultat rappelle les accords parallèles des riffs de guitare du célèbre groupe d’Ozzy Osborne.

Ses comparses Mia LacroixÉveline GélinasJacinthe Dubé et Isabelle Payette se sont empressées d’honorer avec brio sa proposition. L’original Jean-François Berthiaume y ajoute son précieux grain de sel en tapant du pied, sur une valise ou sur son tambour à mailloche.

Comme pour tous les titres, on ne se lasse pas d’écouter ce mur de voix soigneusement édifié.


Écoutez aussi: 

- L'album En panne de silence du trio Bon débarras, également en spectacle au festival Mémoire et Racines
- La webradio Trad d'ici