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Chantal de Villiers : du très beau saxo, dans les pas de Getz et Dexter

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Frédéric Cardin

La saxophoniste Chantal De Villiers nous offre À travers le temps, un album fait de douceurs mélodiques et de caresses sonores bien enracinées dans le beau grand jazz classique et romantique de souffleurs séduisants comme Stan Getz, Dexter Gordon, Ben Webster ou Illinois Jacquet.

Dans la lignée des artistes nommés précédemment, la sonorité de Chantal de Villiers se fait satinée, ronde, copieuse même. La saxophoniste construit ses phrases avec une intuition naturelle, sans chercher à épater la galerie. Une écoute trop distraite nous ferait dire que c’est convenu. Ce ne l’est pas. C’est subtil, voire économe, et c’est fait pour servir la musique plutôt que pour élever l’interprète à un statut de vedette flamboyante.

Le répertoire choisi est à l’avenant : des standards et quelques compositions plus récentes dans le même esprit. L’idée initiale de Chantal était de faire un duo sax-piano avec son père, Burt. Il est là, donc. Mais en cours de route, elle a décidé d’élargir ses horizons et d’inviter deux autres pianistes : François Bourassa et Taurey Butler.

Chacun des trois apporte un soutien subtilement différent au jeu de Chantal. Burt, le père, est posé et traditionnel dans son approche. Bourassa, égal à lui-même, est tout en nuances, finement intellectuelles, mais sans aucune pédanterie. Taurey Butler est comme une réincarnation d’Oscar Peterson. Sans s’éclater à fond dans des explosions virtuoses comme il sait le faire parfois (ce qui n’aurait pas été approprié ici), il colore ses interventions d’une façon très différente des deux autres, apportant un brin parfaitement équilibré d’extravagance.

Dans le club encore terriblement masculin du saxophone jazz, Chantal De Villiers s'est taillé une place méritée!

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