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Melina Soochan : enveloppée de velours

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Frédéric Cardin

La chanteuse montréalaise Melina Soochan lance un deuxième album intitulé The Velvet Lounge, où elle susurre à nos oreilles les douces invitations à prendre du bon temps en compagnie de quelques standards du jazz, de la pop et de la soul.

Vous connaissez peut-être ce personnage de la défunte série américaine Seinfeld qui s’appelle George Costanza. Il disait « I would drape myself in velvet if it were socially acceptable » (je m’envelopperais dans du velours (en public) si c’était socialement acceptable).

Je ne peux dire si c’est désormais le cas (essayez ça sur Sainte-Catherine pour voir), mais vous pourrez toujours vous rabattre sur un symbolique plan B, si vos désirs ne peuvent être assouvis, en écoutant The Velvet Lounge. Melina Soochan enveloppe l’auditeur d’une atmosphère cajoleuse et moelleuse. Bienvenue au lounge de velours.

L’album présente 13 chansons sorties du grand répertoire de standards, qu’il soit teinté d’accents jazz, pop ou soul à l’origine. De La vie en rose (Piaf) à The Look of Love (Bacharach) à Moondance (Van Morrison) en passant par Summertime (Gershwin), The Girl From Ipanema (Jobim) et Les feuilles mortes(Kosma), il n’y a presque rien là-dedans que vous ne pourrez pas siffler par coeur.

Melina Soochan est acompagnée de piliers de la grosse pomme jazz montréalaise : Kate Wyatt (piano), Adrian Vedady (contrebasse), Jim Doxas (batterie) et Erik Hove (sax), du solide quoi.

L’effet général est aguichant et plutôt conventionnel dans les arrangements. Melina Soochan, qui a une formation classique, a assez de métier dans le monde de la pop pour bien sentir et exprimer le déhanchement rythmique nécessaire à l’authenticité de cette musique. Cependant (et curieusement), elle est parfois hors tonalité. Ses bases classiques universitaires devraient prévenir cela. Relâchement voulu pour faire moins « étudié »?

Quoi qu’il en soit, c’est le genre de disque constitué de grands standards qu’on fait rarement au Québec (au contraire du Canada anglais ou des États-Unis où ça pullule), concentrés sommes-nous plutôt sur la création. C’est une bonne chose d’avoir ce choix maintenant.

D’autres artistes d’ici s’attaqueront peut-être à ce répertoire essentiel en utilisant d’autres tissus.

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