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Misses Satchmo : agréables mutations

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Par
François Lemay

Après avoir consacré leurs deux premiers albums à l’actualisation d’une partie du répertoire de Louis Armstrong, le quintette jazz Misses Satchmo élargit son offre musicale dans Is That All There Is. Bien évidemment, on ne s’éloigne pas tellement du propos original (quelques pièces sont quand même consacrées à Satch), et on demeure très près de l’esthétique jazz Nouvelle-Orléans des années 20 et 30. On a donc affaire à un album pivot.

Mais ce n’est pas parce que l’on accompagne le quatuor dans sa mutation lente que l’on se retrouve les oreilles plongées dans une expérience uniquement transitive. Le groupe a mûri depuis son premier essai en 2011, et il n’a rien perdu de la fougue charmante qui caractérise ses interprétations énergiques.

Bien mené par Lysandre Champagne, principalement à la trompette et au chant, le groupe est passé de quatre à cinq musiciens, Marton Maderspach et Champagne demeurant les seuls musiciens d’origine. Misses Satchmo est complété par Yan Belleau à la clarinette et au saxophone ténor, Jeffrey Moseley à la guitare et au banjo et Blanche Baillargeon à la contrebasse.

Si on prend Is That All There Is pour ce qu’il est, un album pas prétentieux pour deux sous fait sous le signe du plaisir, on y trouve grandement son compte!