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Gabriel Fauré : entièrement québécois et parfaitement authentique

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Frédéric Cardin

Quatre voix québécoises réalisent une intégrale des chansons lyriques de l’un des plus grands compositeurs français : Gabriel Fauré. En effet, sur Gabriel Fauré : intégrale des mélodies pour voix et piano, on peut entendre la soprano Hélène Guilmette, la mezzo-soprano Julie Boulianne, le ténor Antonio Figueroa et le baryton Marc Boucher. Au piano : l’excellent Olivier Godin.

L’univers sonore de Gabriel Fauré est riche et complexe. Ses premières armes dans le domaine de la Mélodie (c’est le nom donné à la chanson française conçue pour des voix lyriques ou « classiques ») sont de l’ordre de la simplicité des phrases et des harmonies. Plus on avance dans la chronologie des compositions, cela dit, plus Fauré semble s’imprégner du modernisme en train de naître un peu partout autour de lui. La mélancolie, elle, est presque toujours la principale compagne émotionnelle de l’auditeur de ces perles du répertoire lyrique.

Nous vous offrons ici le premier des quatre albums du coffret, celui qui comprend, entre autres, le fameux Après un rêve, et qui contient les partitions de la période initiale de création de l’artiste.

Des intégrales des chansons de Gabriel Fauré, ça existe déjà. Alors, qu’a-t-elle de spécial, celle-ci? Jamais n’avait-on tenté de reproduire à l’identique les sonorités originales de ces mélodies raffinées dans un seul coffret, ce qui est le cas ici. Au fil des décennies, plusieurs de ces pièces ont en effet été chantées par d’autres voix que celles prévues au départ par le compositeur (mezzo, ténor, baryton, etc., on a fini avec le temps par mélanger régulièrement les interprètes, ce qui n’est pas un mal, remarquez). On a aussi, à l’avènement du piano moderne (accordé différemment que les pianos du 19e siècle), modifié leur tonalité.

Ce qu’Atma a fait ici, c’est offrir chaque mélodie à un ou une interprète dont la tessiture vocale correspond à celle de l’artiste pour qui Fauré l’avait écrite au départ. On a aussi utilisé les tonalités d’origine, et, cerise sur le gâteau, le piano qui accompagne est un Érard fabriqué en 1859, restauré au Québec et conservé (et utilisé) à la salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.

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