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Michel Robichaud : Tout refaire dans une guerre sans armes

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François Marchesseault

Ce deuxième album de Michel Robichaud, gagnant du 46e Festival international de la chanson de Granby, s’intitule Tout refaire. Pourtant, ainsi qu’il l’expliquait au microphone de Monique Giroux, la pièce titre ne parle pas de tout refaire, mais plutôt de faire les choses différemment, pour déjouer la routine. Cela peut s’exprimer dans les petits détails simples et aussi banals que de changer de côté dans le lit. C’est sur ses autres pièces folk que l’auteur-compositeur-interprète constate et chante, sans jamais devenir moralisateur, les dérives sociales.

Écoutez l’entrevue de Michel Robichaud à l’émission Chants Libres à Monique :

Monique Giroux reçoit Michel Robichaud

Chants libres à Monique du 22 avril 2018.

Audio

Le regard que pose Robichaud sur nos sociétés est toujours lucide. Il est parfois triste, voire mélancolique, comme sur la très belle Le parfait ouvrier. Cette chanson aurait très bien pu être écrite et chantée par Émile Proulx-Cloutier.

« J’ai travaillé le double / De ce que j’ai dormi / J’ai forcé / Ben plus souvent qu’j’ai ri / Et mes doigts sont tout croches / Mais il ont jamais traîné / Dans mes poches » - Le parfait ouvrier

Michel Robichaud observe différents personnages qui défilent dans notre monde ainsi que notre époque branchée, de manière sérieuse (Tout n’est pas joué) autant qu’humoristique (Gisèle et On se convainc).

Il lui arrive de réciter ses textes longs, denses quant à la quantité de mots, légers dans le ton, un peu à la manière du slam (Gisèle, On se convainc, J’oublie). Son côté engagé et son talent d’auteur peuvent à l’occasion rappeler David Marin. Dans les chansons où son folk devient plus pop (Faire travailler), on pense à Patrice Michaud, alors que la tristesse qu’évoque la clarinette de Guillaume Bourque dans Guerre sans armes nous replonge brièvement dans l’univers du duo Saratoga.

Tout refaire, mes trois pièces favorites :

  • Le parfait ouvrier
  • J’oublie
  • Guerre sans armes

Regardez la très comique vidéo promo pour la sortie de l’album Tout refaire :

Malgré les comparaisons, Michel Robichaud reste une bibitte musicale singulière que l’on découvre avec un large sourire sur le visage. Tiens, d’ailleurs, j’écris ces dernières lignes et je suis dû pour ma quatrième dose (au moins) de la délirante pièce J’oublie.

« Mes rendez-vous mes paiements / Les photos d’mes enfants / Enweye dans l’appareil / Et tout c’que j’ai besoin / C’est d’l’avoir dans mes mains ou pas loin / Et d’garder un contact visuel / Jusqu’à la fin de ma vue / Ça me garantit en partie ma mémoire / J’peux me coucher la tête vide à tous les soirs / C’est génial c’est magnifique / Pas tant que ça » - J’oublie


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