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Annie Poulain : celle qui nous parle en chantant

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Frédéric Cardin

Le Québec est une pépinière de belles voix, et ce, dans tous les genres, de la pop au classique. Le jazz n’est pas en reste avec Sonia Johnson, Carole Therrien et Annie Poulain (pour n’en nommer que quelques-unes). Cette dernière vient de sortir l’album Dix pianos une voix, où elle allie son talent d’auteure à celui d’interprète, tout cela avec l’aide de dix des meilleurs pianistes actuels dans le jazz d’ici.

Dix pianos une voix est une belle idée. Chaque pianiste apporte des inflexions stylistiques différentes de celles des précédents, inflexions qui sont autant de commentaires sur le caractère de la chanson interprétée par Annie Poulain. Une symbiose s’établit avec la chanteuse de Québec.

Annie Poulain a un timbre vocal capable d’unifier le soprano et le mezzo (jusqu’à l’alto) avec une remarquable aisance et une grande fluidité.

On prend conscience de la stature d’une chanteuse quand on voit la qualité des musiciens qui souhaitent l’accompagner.

Annie Poulain a convaincu 10 des meilleurs pianistes jazz québécois actuels de participer à l’aventure de cet album. Ça vous donne une idée du sérieux et du respect qu’elle inspire. Voyez la liste : François Bourassa, Rafael Zaldivar, Marianne Trudel, Emie R Roussel, Vincent Gagnon, Jonathan Cayer, Steve Amirault, Jean-François Groulx, Bruno Fecteau et Arden Arapyan.

La personnalité de Dix pianos une voix se dévoile dès le début, et s’affirme avec constance jusqu’à la dernière plage. Douceur, poésie simple et expressive, tendresse même. Dix chansons jazz, autant de ballades vêtues de bleu (comme la note).

Des textes inspirés de rencontres et de personnes aimées et appréciées (tel ce bel hommage à Nelly Arcan dans L’ordre et la poussière). Un chant très humble, sans esbroufe superficiellement spectaculaire, mais directement communicatif, humainement exprimé. Annie Poulain nous parle, en chantant. Elle ne cherche pas à « faire » du jazz. C’est ainsi, en fin de compte, qu’elle en fait du bon.

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