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Rivière d’Éric Cyr : la puissance apaisante de l’eau

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Nathan LeLièvre

On doit Rivière à Clémence, la grand-mère d’Éric Cyr. « J’ai d’la misère à dormir; fais-moi donc un disque de relaxation », lui avait-elle lancé. Elle devait être loin de se douter du délicat résultat qui l’attendait. Avec Rivière, Éric Cyr, nous propose la rencontre paradoxale entre la force et la douceur, à la fois celles de la nature et celles de la musique.

Ce que Clémence ne savait pas, c’est que son petit-fils avait déjà un projet en tête. Éric empruntait souvent un sentier près de chez lui à Tadoussac, où il entendait un ruisseau « qui [sonnait] la tonne de briques », et l’envie lui prenait fréquemment de l’enregistrer. Puis, l’idée lui était venue de répéter l’exercice avec d’autres cours d’eau de la Côte-Nord. Sa grand-mère a donc été le catalyseur qui lui manquait. Les pièces de Rivière portent d’ailleurs les noms des grandes rivières de la Côte-Nord : Natashkuan, Manicouagan, Moisie, La Romaine, Escoumins, pour ne nommer que celles-là.

L’eau a toujours occupé une place importante dans la vie du compositeur, qui a grandi en Gaspésie. « Le spot où je me sentais le mieux au monde, c’était en arrière de chez-moi, sur le bord de la rivière Bonaventure », explique-t-il. Aujourd'hui, Éric Cyr se plaît à dire qu’il habite au coin Saguenay et Saint-Laurent.

Pour l'artiste, il n’a pas été simple de coucher de la musique sur ces lits d’eau. « Je trouvais ça parfait comme c’était. Ça a été long de mettre de la musique là-dessus. Je ne voulais pas prendre trop de place musicalement. » Ainsi, on retrouve sur Rivière, des instruments acoustiques à cordes tout délicats, épurés, respectueux, inspirés des rivières elles-mêmes et des gens qui habitent tout près d’elles. Le compositeur a pris le temps de ralentir le pas et de recueillir les impressions des voisins de chacune des rivières, comme la (Rivière au) Tonnerre, la Matamek, la Mingan, entre autres. L’album qui résulte de son trajet nous invite donc à réduire le rythme à notre tour et à nous laisser imprégner du résultat de ce soigneux processus.

En tout, il lui a fallu un mois et demi, à l’automne 2014, pour se rendre de Kegaska à Tadoussac en captant le son des rivières. Il s’agissait d’un projet quasi patrimonial dans certains cas. L’artiste craignait notamment que la rivière Magpie soit visée par des projets hydro-électriques (Hydro-Québec a fermé la porte à cette possibilité depuis lors).

Un constat s’impose à l’écoute de Rivière : la nature a ce caractère unique qui lui confère le pouvoir de nous terroriser lorsqu’elle se déchaîne, mais si nous la traitons avec le respect qu’elle mérite — ce que Cyr a réussi sans l’ombre d’un doute — elle sait nous le rendre au centuple et en douceur. À écouter, donc, sans modération dans ces moments où nous avons besoin d’échapper au tumulte du quotidien.

Ah, et j’oubliais presque : bonne nuit et beaux rêves, Clémence.

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