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Cantates françaises de Clérambault : le théâtre des sens

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Frédéric Cardin

De petites pièces de théâtre musical, comme des nouvelles ou des courts-métrages, voilà ce que sont les cantates françaises de Nicolas Clérambault. Le ténor belge Reinoud van Mechelen et l’ensemble A nocte temporis donnent vie à quatre d’entre elles, des perles sonores à savourer sans retenue.

L’instrumentation raffinée et adroitement tissée de Nicolas Clérambault, compositeur français et fils d’un des 24 violons du Roy (pas ceux de Québec, les 24 violonistes d’origine attitrés spécifiquement au divertissement de la Cour de France!) est un bonheur à entendre. L’atmosphère, généralement mélancolique et contemplative malgré quelques épisodes plus allants, suscite des images de nobles attendris plutôt que de fastes flamboyants.

Reinoud van Mechelen possède une voix affilée qui ne manque pas de rondeur là où ça compte dans les basses. Les quatre musiciens d’A nocte temporis cisèlent leurs phrases avec une extrême précision et naviguent dans ces partitions avec l’aisance demandée pour faire vivre devant nous ces scénarios à la fois symboliques et sensibles.

Parce que ce sont, en effet, des scénarios qui demandent à être mis en scène, en musique s’entend. On va d’Apollon qui apporte la paix souhaitée par tous (allégorie de Louis XIV, on ne le privait de rien!) à une réflexion sur la jalousie (Le jaloux) et l’amour perdu que seul un autre amour peut guérir (L’amour, guéri par l’amour), en terminant avec, probablement, l’ancêtre connu le plus lointain de Roméo et Juliette, la fable Pyrame et Thisbé datant de l’Antiquité.

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