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Helena Deland : l’envoûtement en quatre temps

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Par
Ariane Cipriani

L’auteure-compositrice montréalaise se dévoile un peu plus avec un nouveau microalbum qui ajoute des nuances nouvelles à sa palette folk déjà irrésistible.

Plutôt original, de sortir une sorte de compilation de quatre chansons, quand on n’a même pas encore fait paraître un album complet. C’est que Helena Deland fait les choses comme elle veut et, surtout, à son rythme. Depuis la sortie du minidisque Drawing Room paru l’an dernier, Helena Deland charme les amoureux de folk intimiste, ici comme chez nos voisins du Sud. Elle a d’ailleurs signé avec la maison de disques américaine Luminelle Recordings.

Sur Altogether Unaccompanied Vol I & II, la musicienne réunit quatre pièces composées au cours des cinq dernières années et poursuit par la même occasion sa collaboration avec le réalisateur Jesse Mac Cormack.

Il se dégage autant de solitude que de solidité des compositions de Helena Deland. Sa voix intime, aérienne et terreuse à la fois, réconforte. Ses rythmes tranquilles donnent le temps aux mots de s’imprégner dans nos oreilles.

C’est sur une note chagrinée et nocturne que s’ouvre ce minidisque au long titre avec la pièceThere Are a Thousand, un folk intemporel dans sa forme et très actuel par ses ajouts électroniques. La guitare électrique ruisselle en pointe, ajoutant à l’expérience sensorielle.

Puis passe un vent de rock, avec Perfect Weather for a Crime, la plus relevée et rugueuse des quatre, avec son rythme plus soutenu et sa distorsion. Puis on retourne à la mélancolie avec l’ensorcelante Take It All, qui rappelle le son de Portishead. L’excursion se termine avec Body Language, sur une relation qui bat de l’aile et la liberté qui reprendra inévitablement ses droits.

Ce microalbum est un joli cadeau de la part d’une musicienne qui se dévoile lentement, mais qui offre ses chansons quand elle les sent substantielles et mûres. Rare de constater cet autre rapport au temps dans cette industrie qui accélère les sorties de plus en plus.