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Parc Avenue, de Plants and Animals : redécouvrir un grand album

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Par
François Lemay

Lancé en 2008, en plein cœur des belles années de ce que certains ont appelé « le son de Montréal », Parc Avenue, le premier album du trio Plants and Animals, passe facilement l’épreuve du temps. Déjà, le titre, faisant référence à une avenue emblématique, le situait à l’épicentre du carrefour créatif qu’était, à l’époque, le quartier Mile-End. On avait l’impression que tout pouvait arriver et c’est ancré dans cet élan d’optimisme musical que l’on recevait ce que l’on savait déjà être un grand cru, et ce, dès la première écoute.

Bien évidemment, on ne relance pas l’album sans valeur ajoutée. C’est pourquoi huit pièces sont offertes en bonus. Honnêtement, si certaines font office de curiosités musicales (on pense à cette version à l’envers de Bye Bye Bye, appelée ici EYB EYB EYB), d’autres auraient pu facilement figurer sur la version originale de l’album, particulièrement Bar frontière, Towels et Facecloth, qui sont, en fin de compte, complètes. Pour les autres chansons, il s’agit plutôt de pièces instrumentales qui n’attendent qu’un texte.

Par contre, n’espérez pas de jam impromptu ou de chansons en développement. Oui, on entend ici quelques dialogues de studio, mais on est loin du travail que les Beatles ont accompli pour leur Anthology, par exemple. C’est un peu dommage; j’aurais aimé écouter quelques démos ou quelques morceaux choisis qui nous auraient permis de mieux cerner le travail effectué en amont. Mais finalement, ne serait-ce que pour prendre le temps de réécouter ce magnifique album, il vaut grandement la peine d’y retourner.