Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Mon herbier du monde entier, de Ponctuation : drôlement inspiré

L'écoute est terminée

Par
François Lemay

Le dernier album de Ponctuation, intitulé La réalité nous suffit et paru en 2015, sonnait comme un beau gros tas de briques bien dures lancées directement dans nos oreilles et reprenait là où le premier album du groupe, 27 club, nous avait laissés. Il y avait quelque chose de très désaltérant dans ce manque de subtilité assumé et mal dégrossi.

Où aller, donc, pour leur troisième album, titré Mon herbier du monde entier? Plus fort, plus gras, plus sale? Absolument pas! Cela aurait été trop facile pour les frères Guillaume et Maxime Chiasson (qui composent Ponctuation), qui ont plutôt décidé d’emprunter un chemin un peu plus vaporeux, limite psychédélique. On navigue, ici, dans des eaux que n’aurait pas reniées Syd Barrett, si celui-ci s’était laissé un peu plus influencer par la musique surf.

Si l'on perd un peu en puissance, on gagne énormément en agilité et, un peu, en humour décalé alors que Ponctuation ironise un tantinet sur certains clichés inhérents au genre rock garage. Il ne faut toutefois pas s’inquiéter outre mesure, parce que c’est fait avec un certain savoir-faire, qui donne un album, dans l’ensemble, extrêmement serré dans son exécution, tout en étant souple dans sa structure. Cette structure, un peu toute croche, repose sur des mélodies inspirées, qui permettent, à juste titre, cette folie.

Si l’épithète « rafraîchissante » a été utilisée à toutes les sauces, ou à peu près, pour décrire ce genre d’albums, il s’applique parfaitement ici. À écouter, plusieurs fois, sans retenue!