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Lulu Gainsbourg explore l’identité, la famille et l’amour sur T’es qui là

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Nathan LeLièvre

Il s’appelle Lulu, en hommage à son père qui portait le même nom que lui, Lucien Gainsbourg. Serge Gainsbourg n’était pas son vrai nom. Lulu, quant à lui, a voulu le conserver, en quelque sorte, pour honorer son père, à sa façon, a-t-il révélé récemment. Gainsbourg fils, qui a longtemps craint les comparaisons, en est maintenant à son troisième album, T’es qui là. Écoutons-le donc pour ce qu’il est, un artiste à part entière, et non seulement « le fils de… ». De toute façon, à la première écoute, on comprend tout de suite qu’on est loin de Gainsbourg père.

Pour d'autres albums offerts en écoute intégrale, visitez notre section Poste d'écoute.

Au cours de l'album, Lulu Gainsbourg aborde les thèmes de la famille et de l’identité (le titre est d'ailleurs annonciateur). On les retrouve au cœur de Lucien (dont le texte évoque le prénom hérité de son père, qu'il n'aime pas particulièrement, mais auquel il tient tout de même) et Mère-ci (où il remercie sa mère et lui rend hommage). Il fait aussi dans le thème classique de l’amour, dans Tequila, Salade composée, L’amour n’a pas d’âge et Love is the Key. Si quelques uns des titres donnent dans l’homonymie (Tequila/T’es qui là et Mère-ci/Merci), il ne faut pas pour autant s’attendre à un album ludique truffé de jeux de mots. Au contraire, de cet album se dégage un sentiment mélancolique. À quelques exceptions près (le simili-disco-funk de Salade composée et de Narco, par exemple), la texture instrumentale de l’album est plutôt homogène. Guitares, piano, un peu de synthétique, et un son généralement moelleux.

Certains amateurs de Grand Corps Malade pourraient prendre plaisir à écouter Salade composée, Jeux d’enfants et Charles River, notamment, où Lulu laisse la place au texte parlé. Par contre, pour les passages où le jeune Gainsbourg chante, la voix aurait sans doute profité d’un mixage qui la met davantage en valeur par endroits; l’instrumentation est généralement plutôt garnie et occulte parfois le texte.

Lulu Gainsbourg propose un album de 14 chansons, dont plusieurs dépassant les 5 ou 6 minutes. On est loin de la tendance observée chez les nouveaux venus qui produisent des microalbums (ces fameux EP) les uns après les autres. Pas de musique minute ou de pop convenue, non plus, chez Lulu. En somme, une bonne heure de musique feutrée qui accompagne très bien, par exemple, la détente ou le café, un matin enneigé.

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