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Bomsori Kim : la chouchoute du Québec lors du CMIM 2016 sort un premier album

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Frédéric Cardin

Onze prix en treize compétitions internationales dans les six dernières années. C’est un phénomène nommé Bomsori Kim, violoniste sud-coréenne qui a ébloui le public québécois en 2016 lors du Concours musical international de Montréal (CMIM) consacré au violon. Elle avait remporté le deuxième prix, en plus du Prix du public Radio-Canada. Bomsori vient de sortir un premier album, Wieniawski/Shostakovich: Violin Concertos, éloquent et tonifiant.

Curieusement, ce n’est pas le concerto le plus ancré dans le répertoire familier (le premier de Chostakovitch) qui fait figure de point focal ici. C’est plutôt le surprenant op. 22 de Wieniawski, le deuxième du compositeur, une œuvre lumineuse et pimpante qu’on souhaite entendre bien plus régulièrement. Le genre de concerto, en fait, qui fait du bien quand on a l’impression d’avoir fait le tour des chefs-d’œuvre du genre, c’est-à-dire les quatre ou cinq indétrônables que sont les Mendelssohn, Tchaïkovski, Brahms, Sibelius, Berg, etc.

Le Wieniawski rallume la flamme de notre émerveillement devant de belles découvertes. C’est un concerto écrit avec les grands gestes, les grandes phrases dignes de la grande Europe du 19e siècle. Les mélodies sont amples et riches, l’orchestration est charnue. Le Philharmonique de Varsovie sous la direction de Jacek Kaspszyk connaît son affaire (c’est la musique d’un compatriote après tout).

Je disais que le Wieniawski est le point de mire de l’album, mais ça ne diminue en rien la valeur du Concerto no 1 de Chostakovitch, joué ici avec passion et fougue autant par la soliste que par l’orchestre.

On a parfois accusé les prodiges sud-coréens, parfaits techniciens, de manquer d’émotion. Si jamais ce fut le cas, ce ne l’est plus, en tout cas certainement pas avec Bomsori Kim. Le Concerto de Chostakovitch est une œuvre baignée d’une pénombre dramatique au travers de laquelle percent des moments de clarté et luminosité transcendante. Il est impossible d’offrir une interprétation aussi touchante sans y croire profondément.

Le public montréalais avait fait de Kim sa chouchoute en 2016. Il savait ce qu’il faisait!

Bomsori Kim sera en concert avec le McGill Chamber Orchestra, aux côtés du pianiste Serhiy Salov (autre lauréat du CMIM), et sous la direction de Boris Brott le mardi 13 février à la salle Bourgie à Montréal. Il ne faut surtout pas rater votre chance de revoir cette artiste charismatique et passionnante!

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