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Dizzy Gillespie inédit en concert : de superbes archives ressuscitées

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Frédéric Cardin

Des bandes inédites de Dizzy Gillespie en concert? Oui, madame! Et il y a de quoi se réjouir : un concert donné dans un festival de jazz aux Pays-Bas, en 1973, alors que le trompettiste, à 56 ans, portait la super forme. Dizzy Gillespie : Live at Singer Concert Hall 1973 nous plonge dans un tourbillon de soleil et de lumière, celui de la musique d’un musicien génial qui aurait eu 100 ans en octobre 2017 et dont nous soulignons le 25e anniversaire de décès le 6 janvier 2018.

C’est un croisement de dates exceptionnel qui nous offre, en l’espace de deux mois, deux anniversaires importants consacrés au même grand musicien. Ne restait plus qu’à trouver la musique pour aller avec. Ça n’a pas manqué dans les derniers mois, et il en arrivera d’autres dans l’année à venir. Mais cet album, Live at Singer Concert Hall 1973, est un bijou.

Je l’ai dit : Dizzy est en pleine forme. Ses interventions auprès du public sont à son image : simples, directes et remplies d’un humour sans prétention. Mais on retient bien entendu (et surtout) la musique qui se construit sur scène.

Une merveille de bonne humeur et d’inspiration créative bien encadrée, dans un langage et des structures rythmiques teintées de soleil. La bossa, le swing, le blues et le funk s’entremêlent dans un mariage d’amour auquel nous sommes tous conviés. Dizzy se fait économe, mais d’autant plus pertinent dans ses interventions. Très peu d’explosions cuivrées de la part du maître : plutôt des phrases ciselées avec précision, presque pointillistes, et déclamées avec retenue et simplicité. On entend un musicien (et ses acolytes) qui utilise peu d’ostentation pour manifester son immense talent.

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Le travail réalisé sur cet album est excellent : la sonorité de l’ensemble est riche, pleine et naturelle. 1973, ce n’est pas la préhistoire audiophile, on s’entend, mais quand même, il faut souligner la qualité de ce qu’on entend.

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