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Luc Herrmann Group : la découverte jazz de la saison 

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Par
Ariane Cipriani

Il a en poche un diplôme de l’Université McGill et un premier disque épatant par la maîtrise musicale de l’artiste; tout pour que son nom circule bien vite au-delà de la scène locale.

Enfant, Luc Herrmann a reçu une guitare en cadeau. Il s’intéressait alors plus à la pop et au punk. Lorsque son professeur lui a donné un disque d’Ed Beckhart, il a découvert le jazz et ne s’en est plus du tout lassé, au point de transmettre lui aussi sa passion par l’enseignement.

Le musicien voue une grande admiration aux guitaristes plus traditionnels tels Charlie Christian, Oscar Moore et Herb Ellis, mais garde l’autre oreille tendue vers le jazz moderne. Sans équivoque, c’est un jazz résolument contemporain qu’il propose avec ce premier disque homonyme de 11 pièces.

Voilà un jazz parfaitement modéré, à écouter sans modération! Pour sa formation, Luc Herrmann s’est entouré d’amis musiciens qu’il connaît depuis le cégep. Le groupe existe depuis quelques années et le meneur compose, avec soin, selon les styles et forces de chacun.

Visite guidée dans un rêve éveillé
En guise de présentation, Dream (rêve) est une plage carrément hypnotique. On croirait la guitare vouloir aller vers une mélodie presque rock, s’élever dans l’espace ou atteindre des profondeurs aquatiques. Elle ondule librement et le rythme devient dansant à la toute fin. Dans quel fantasme ou songe nous amène-t-il ensuite? Chose certaine, le guitariste nous étreint dans un jazz tour à tour réfléchi et spontané, mais toujours chaleureux, avec l’expansive July, l’hommage aux fiers habitants du Bic de Le Bicquois ou l’enjouée Beamionsh’s Blues.

La sensualité du jeu d’Herrmann trouve une réponse parfaite chez le saxophone alto du raffiné Jules Payette, tandis que la batterie de Louis-Vincent Hamel et la contrebasse de Levi Dover s’élancent à travers une large aire de jeu. La liberté s’inscrit dans les règles de ce quartet.

D’un bout à l’autre du disque, ces compositions épurées n’ont jamais de montées précipitées, on perd la notion du temps tant elles nous enivrent. Pour conclure, tout le groupe revient au grand bleu du départ avec Dreamed (rêvé) et apponte en douceur.

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