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James Ehnes et le Concerto de Beethoven : la perfection sans piment
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James Ehnes, Andrew Manze, Royal Liverpool Philharmonic Orchestra BEETHOVEN: CONCERTO OP 61, ROMANCES
  1. CONCERTO POUR VIOLON, OP 61, 1ER MVT
  2. CONCERTO POUR VIOLON, OP 61, 2E MVT
  3. CONCERTO POUR VIOLON, OP 61, 3E MVT
  4. ROMANCE POUR VIOLON NO 1, OP 40
  5. ROMANCE POUR VIOLON NO 2, OP 50
  6. RONDO POUR VIOLON ET CORDES, D 438

Date de publication

27 oct. 2017

Genre

Par
Frédéric Cardin

Le violoniste canadien James Ehnes joue, sur son tout nouvel album, le Concerto pour violon de Beethoven, une œuvre qui lui sied parfaitement. Aussi au programme, les deux Romances de Beethoven ainsi qu’un presque concerto de Schubert, le Rondo D438.

James Ehnes n’a rien du virtuose spectaculaire. Il possède une technique solide et maîtrisée, mais se tient loin de toute forme d’esbroufe, réelle ou apparente. Il suffit de regarder le Manitobain de naissance pour deviner que cet artiste serait incapable de faire passer de la flamboyance pour de la musicalité.

En ce sens, le Concerto de Beethoven est un véhicule idéal pour son art, situé au point d’équilibre entre émotion et intellect. Un critique allemand écrivait à propos du chef-d’œuvre de Beethoven, en 1846 : « Le Concerto pour violon op. 61 de Beethoven exige du violoniste un ton majestueux, une maîtrise technique achevée et une grande pénétration intellectuelle capable de traduire l’idée du grand compositeur par l’interprétation. »

James Ehnes est capable de tous ces achèvements. Et le Royal Liverpool Philharmonic sous la direction d’Andrew Manze l’accompagne avec une vivacité et un dynamisme communicatifs.

Mais, sachant qu’il existe au bas mot des dizaines et des dizaines de versions de ce concerto, et qu’au moins 12 ou 15 d’entre elles sont des sommets d’interprétation, comment se démarquer, même quand tous les ingrédients de base sont parfaitement calibrés?

Avec l’épice imprévue. Celle qu’on appelle audace. Cet ingrédient n’est jamais mentionné dans la liste initiale, mais c’est celui qui s’impose inévitablement avec le temps qui passe, pour conserver l’intérêt du mélomane.

Or, James Ehnes le violoniste n’est pas naturellement audacieux. Il est parfait, techniquement, musicalement, intellectuellement. Sa lecture de ce chef-d’œuvre mérite une place dans votre discothèque, ne fut-ce que pour entendre (on l’imagine) comment cette musique devait résonner dans la tête de Beethoven. Mais, en 2017, il faut aussi surpasser les Menuhin, Heifetz, Milstein, Mutter, Zehetmair et tant d’autres.

Le secret est dans la sauce, dit-on. Et c’est le piment qui rend la sauce plus intéressante qu’une autre, disent d’autres. Où est le piment?

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