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Mackjoffatt : plonger dans la piscine de la pop-hip

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François Lemay

On va régler la chose en commençant : Mackjoffatt, c’est Jacques-Olivier Moffatt, comme dans le frère d’Ariane. Voilà, c’est dit, c’est réglé, passons maintenant à ce qui nous intéresse , en l’occurrence The Digg, un premier album qui fait un peu office de carte de visite (on y reviendra).

Remarquez, on a beau avoir affaire à un premier album, ce n’est quand même pas la première trempette de Mackjoffatt dans la piscine musicale, lui qui a fait partie de Mozaïq il y a une dizaine d’années. Si le groupe faisait, à l’époque, dans les sonorités ska et reggae, on a ici affaire à des musiques un peu plus éclectiques – pensez plutôt à un mélange trip hop, hip-pop, pop et électro. Il appelle ça de la pop-hip, qu’il dit inspirée de Beck, de The Roots et de Bran Van 3000. C’est, effectivement, une définition qui sied bien à son spectre musical.

Et c’est exactement pour ça que, plus tôt, je vous parlais de carte de visite. L’ensemble peut sembler, lors d’une première écoute, un peu épars. On a l’impression que Mackjoffatt ne veut pas rater sa rentrée et qu’il s’assure de couvrir toutes les bases. Mais rapidement, les idées se précisent. On remarque les récurrences et certaines constances, comme le phrasé hip-hop et l’ambiance un peu paresseuse de ce son typique de la côte ouest américaine. Et pour ce faire, Mackjoffatt est rudement bien entouré : Ariane Moffatt (bien entendu), Simon Angell (guitariste pour Patrick Watson), Kevin Warren (batteur pour, entre autres, l’Orchestre national de jazz de Montréal) et Alexis Dumais (excellent claviériste pour plusieurs projets, dont Sagapool). Je connais plusieurs groupes qui aimeraient se targuer d’avoir d’aussi bons collaborateurs.

Par contre, j’avoue m’être demandé à quelques reprises si certains textes auraient pu être en français. Juste pour le plaisir d’essayer. Je pense qu’Ariane Moffatt (oublions qu’elle est sa sœur) a justement démontré que c’était possible de bien le faire, de marier ce son avec des paroles en français sans que cela sonne faux.

Au final? Un premier essai intéressant, très bien produit, qui nous donne hâte d’entendre la suite.