Chargement en cours

avec   ·   par
avec   ·   par
En chargement...
Erreur de chargement.

Janis Steprans : racines be-bop en Lettonie inversée

L'écoute est terminée

Par
Frédéric Cardin

Janis Steprans est un saxophoniste montréalais qui enseigne à l’Université Laval depuis 2004. Malgré une carrière universitaire bien remplie, il trouve le temps de jouer et d’enregistrer. Ajivtal (Latvija, pour Lettonie, écrit à l’envers) est son plus récent opus, où son talent est solidement appuyé par un quartette formé de Gabriel Hamel à la guitare, Geoff Lapp au piano, Adrian Vedady à la contrebasse et André White à la batterie.

Il n’y a pas de vidéo de Janis Steprans jouant des pièces de l’album Ajivtal, mais voici tout de même une captation réalisée au Café Résonance à Montréal en 2013 :

Une belle et saine vigueur se dégage d’Ajivtal, une vigueur que l’on devine cultivée dans le terreau fertile de la grande histoire du jazz, du be-bop, du blues, de la ballade. Steprans connaît bien ses racines jazz et s’en sert pour nourrir sa propre floraison artistique. On entend un musicien aux solides assises techniques et stylistiques, qui ne s’éloigne pas trop de cette base musicale, mais suffisamment pour éviter de devenir l’équivalent jazz d’un imitateur d’Elvis. J’entends assez peu les influences lettones de Steprans (sa famille en est originaire) dans la musique présente sur Ajivtal.

À l’exception de la pièce-titre et d’une suite basée sur des thèmes folkloriques lettons, l’auditeur moyen, et même l’aguerri, ne se sentira pas le moins du monde transporté dans un univers exotique d’harmonies inhabituellement associées au jazz.

Cela dit, au final, on aime cette élégante énergie bop, interpellée ici et là par la douceur d’une ballade bien soyeuse (Chambre no 5) ou l’attrait d’un blues bien éduqué (That Ole Devil Called Love, seul standard de l’album).